Un scandale de balle trafiquée ébranle le monde du cricket

Unes de journaux australiens sur le scandale de balle trafiquée dans le cricket, le 26 mars 2018 à Sydney [Peter PARKS / AFP] Unes de journaux australiens sur le scandale de balle trafiquée dans le cricket, le 26 mars 2018 à Sydney [Peter PARKS / AFP]

Un scandale de balle trafiquée n'en finit pas d'ébranler le monde du cricket et l'Australie, où les fans bouleversés, les légendes du sport et jusqu'au Premier ministre réclament le retour à l'esprit fair-play dévoyé par la culture de la victoire à tout prix.

L'incident de la «honte» qui a traîné dans la boue la réputation du cricket australien, sport qui se joue avec des balles, des battes et des guichets, est survenu samedi au Cap pendant le troisième test match contre l'Afrique du Sud.

Pour prix de la disgrâce, le capitaine de l'équipe nationale Steve Smith, le vice-capitaine David Warner et Cameron Bancroft, le joueur surpris par les caméras en train de trafiquer la balle, ont été renvoyés chez eux par Cricket Australia (CA), l'autorité du sport.

D'après le groupe de médias australien ABC, Smith et Warner ont en outre été interdits pendant un an de jouer pour l'Australie. La Premier League indienne, où ils évoluent aussi, a annoncé pour sa part qu'ils seraient privés de la prochaine saison.

Bancroft s'est servi d'un morceau d'adhésif jaune recouvert de particules récoltées sur le terrain pour gratter illégalement un côté de la balle, de façon à en modifier la trajectoire et rendre le travail du batteur adverse plus difficile.

Lorsqu'il fut pris sur le fait, Bancroft tenta assez comiquement de cacher l'objet du délit en le fourrant dans son pantalon.

Les «Lois du cricket", le livre qui renferme le règlement du sport, font grand cas dans leur préambule de l'esprit sportif, appelant les adeptes à ne rien lâcher mais à faire preuve de fair-play.

 

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