Tout savoir sur le Red Bull Salzbourg, futur adversaire de l'OM en Ligue Europa

Au terme d'un exploit mémorable, les joueurs du Red Bull Salzbourg se sont qualifiés pour les demi-finales de la Ligue Europa.[Gepa / Icon Sport]

Le tirage au sort des demi-finales de Ligue Europa a offert à l’Olympique de Marseille l’adversaire le plus facile sur le papier. Encore méconnu sur la scène européenne, le Red Bull Salzbourg réalise toutefois une superbe saison, qui devrait inciter les Olympiens à la méfiance.

Propriété de la marque Red Bull

L’Olympique de Marseille ne devrait pas être dépaysé. Comme son adversaire lors des quarts de finale, Leipzig (Allemagne), le club de Salzbourg est la propriété de la marque autrichienne de boissons énergétiques, Red Bull, depuis 2005. Si Leipzig est le club phare de la marque aux deux taureaux, Salzbourg est considéré comme la pépinière des talents.

Le club autrichien a ainsi pour politique de faire signer de très jeunes talents venus de toute l’Europe, avant de les envoyer à Leipzig en cas de confirmation. Les joueurs ayant commencé à Salzbourg avant de signer dans le club allemand sont très nombreux. Cette saison on peut ainsi citer le jeune défenseur français Dayot Upamecano, mais aussi Naby Keita, Sabitzer, Ilsanker, ou encore le gardien Gulasci.

Une situation qui ne devrait pas évoluer dans les années à venir, mais qui est une importante source de frustration pour les supporters de Salzbourg, lassés de voir leur équipe se vider de ses forces vives. Au point de surnommer leur propre club «le self-service de Leipzig».

Un groupe très jeune et sans expérience

On l’a vu précédemment, Salzbourg est vu par la marque Red Bull comme une réserve à jeunes talents. Un statut qui se vérifie quand on regarde l’effectif du club autrichien. Avec de très nombreux joueurs âgés de 20 ans ou moins, dont le grand espoir Xaver Schleger, et seulement trois trentenaires, Salzbourg a l’un des plus jeunes groupes d’Europe. En terme d'expérience internationale, le club souffre d'un retard important par rapport à l'OM. 

Incontournable en Autriche

Depuis le rachat par Red Bull, Salzbourg règne presque sans partage sur son championnat national, avec huit titres de champion (dont les quatre derniers), ainsi que cinq coupes remportées. Cette saison ne devrait pas déroger à la règle puisque le club de l’entraîneur allemand Marco Rose caracole en tête du championnat d'Autriche en n'ayant connu la défaite qu’à deux reprises cette saison.

Un premier affrontement avec l’OM en phase de groupe

L’Olympique de Marseille a déjà croisé le Red Bull Salzbourg cette saison lors de sa campagne de Ligue Europa. Les deux clubs se sont ainsi rencontrés lors de la phase de groupe. Tous deux placés dans le groupe I, les deux équipes ont décroché les deux premières places qualificatives. À l’époque, le club autrichien avait posé de nombreux problèmes aux hommes de Rudi Garcia qui, en deux confrontations, n’étaient pas parvenus à s’imposer. Pire, à l’aller (1-0) comme au retour (0-0), les Olympiens avaient été incapables d’inscrire le moindre but. Les voilà prévenus, il ne faudra pas prendre cet adversaire à la légère.

Un parcours remarquable

Outre cette double confrontation avec les Olympiens, les joueurs de Salzbourg connaissent un étonnant parcours en Ligue Europa. Systématiquement opposés à des adversaires plus forts et expérimentés qu’eux, les Autrichiens s’en sont toujours sortis. En seizièmes de finale, c’est tout d’abord les espagnols de la Real Sociedad qui ont subi la loi des joueurs de Salzbourg, 3-4 au terme de la double confrontation. Ensuite, en huitièmes de finale, c’est tout simplement le Borussia Dortmund qui est passé à la trappe, incapable d’inscrire le moindre but lors du match retour (2-1 sur la double confrontation). 

Enfin, en quarts de finale, les joueurs autrichiens ont réussi un authentique exploit en se qualifiant aux dépends de la Lazio de Rome (6-5) après s’être pourtant incliné lors du match aller à Rome sur le score de 4-2. Une épopée fantastique, à laquelle Dimitri Payet et ses coéquipiers auront à coeur de mettre un terme.

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