Roland-Garros 2018 : Benneteau fait durer le plaisir

Julien Benneteau dispute le dernier Roland-Garros de sa carrière. Julien Benneteau dispute le dernier Roland-Garros de sa carrière.[Baptiste Fernandez/Icon Sport]

Planté sur le court n°1, Julien Benneteau n’a pu empêcher les larmes de couler le long de ses joues. L’émotion était trop forte pour le Bressan, qui a arraché, hier, sa qualification pour le 2e tour au terme d’un match disputé sur deux jours contre Leonardo Mayer (2-6, 7-6, 6-2, 6-3).

Avec cette victoire, la première sur ocre depuis quatre, il s’est offert, à 36 ans et 5 mois, le droit de prolonger le plaisir dans ce qui est son dernier Roland-Garros sur une terre si chère à ses yeux. S’il n’y avait plus remporté le moindre match depuis 2013, il y avait réalisé sa meilleure performance en Grand Chelem avec un quart de finale en 2006. C’est Porte d’Auteuil également qu’il a décroché son seul titre dans un tournoi majeur, en double, avec Edouard Roger-Vasselin en 2014.

Tout n’avait pourtant pas bien commencé pour le vétéran tricolore, mardi en début de soirée, avec la perte du premier set. Il paressait même démuni devant les coups de l’Argentin. Mais la pluie et la nuit lui sont venus en aide, alors qu’il était mené 4-3 dans la deuxième manche. «Il n’y avait pas grand-chose qui se goupillait bien pour moi», a-t-il reconnu.

C’est un tout autre match qui a commencé, ce mercredi, sur un court n°1 chauffé à blanc. Beaucoup relâché, offensif et appliqué, Benneteau a également profité de la multitude de fautes directes de son adversaire (67 fautes directes dont 42 en coup droit) pour inverser le cours de la partie et s’ouvrir les portes du 2e tour devant plusieurs membres de sa famille et proches. Il n’en fallait pas plus pour qu’il craque, lui qui s’était fixé comme objectif de gagner encore au moins un match en Grand Chelem avant de ranger sa raquette. Il ne pouvait pas rêver mieux qu’à Roland-Garros. «C’est peut-être inexplicable, mais il y a quand même quelque chose de magique de jouer un Grand Chelem chez soi», a-t-il confié. Une magie qu’il tentera de prolonger, ce jeudi, face à un autre Argentin en la personne de Juan-Martin Del Potro.

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