Coupe du monde 2018 : La belle Coupe à Vladimir, par Pierre Ménès

Cette Coupe du monde s’est organisée dans des conditions diplomatiques moroses. Cette Coupe du monde s’est organisée dans des conditions diplomatiques moroses[Sputnik / Icon Sport]

Avant le Mondial au Qatar et toutes ses questions dans quatre ans, la Coupe du monde prend déjà une destination houleuse avec la Russie, le pays du si sympathique Vladimir Poutine. Il ne faut pas s’y tromper, c’est son Mondial plus que celui des Russes.

Personne ne leur a demandé leur avis pour construire des stades neufs, dont on se demande pour certains à quoi ils vont servir après le tournoi. Sans verser dans la parano aiguë, on peut même se féliciter pour l’équité de la compétition que la sélection russe soit aussi faible.

Cette Coupe du monde s’est organisée dans des conditions diplomatiques moroses, la Grande-Bretagne ayant déjà prévenu qu’aucun membre de la famille royale ni du monde politique, ne se déplacerait. On craint aussi des actes de racisme et de la violence, même si les hooligans russes sont avertis que la répression sera terrible.

Heureusement, il y a aussi du foot et on devrait en voir du beau, surtout si cette Coupe du monde a la bonne idée de suivre les pas empruntés depuis trois ans par la Ligue des champions, devenue aujourd’hui nettement plus spectaculaire et fertile en buts. Toutes les stars sont là : Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Mohamed Salah, Harry Kane, Edinson Cavani, Antoine Griezmann, Neymar… On espère voir du grand spectacle. Même chez tonton Vladimir.

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