Pourquoi les gros calent, par Pierre Ménès

L’Argentine de Lionel Messi a été accrochée dès son entrée en lice par l’Islande (1-1).[FRANCISCO LEONG / AFP]

La tendance de la première journée de groupe a été l’immense difficulté de la plupart des favoris de cette Coupe du monde à s’imposer. Mis à part la Belgique, et, à un degré moindre, la Croatie, toutes les nations qui ont de l’ambition dans ce Mondial ont été accrochées ou ont réalisé des contre-performances plus ou moins significatives.

Bien entendu, on met de côté la rencontre entre l’Espagne et le Portugal (3-3), qui était un match entre deux équipes de très haut niveau. Cette confrontation reste d’ailleurs le meilleur match depuis le début. Cette difficulté s’est traduite par l’incapacité quasi générale des grandes équi­pes à produire du jeu. Et pour l’expliquer, il y a un facteur trop souvent laissé de côté. Une Coupe du monde arrive en fin de saison, à un moment où les plus grands joueurs sont fatigués par une saison harassante et épuisante, ou arrivent blessés, comme Neymar ou Mohamed Salah.

Evidemment, en contre-exemple, il y a Cristiano Ronaldo. Mais on peut faire trois remarques concernant le quintuple Ballon d’or : il a été beaucoup économisé par Zinedine Zidane pendant la deuxième partie de saison, il a inscrit un but sur penalty, un autre sur coup franc, et un dernier sur une erreur du gardien espagnol, et il était dans une équipe qui n’avait pas à faire le jeu. Face à la Roja, les Portugais étaient regroupés en défense et ils ont joué le contre.

Au regard de ces difficultés à franchir des défenses très regroupées et à se créer des occasions, le résultat de l’équipe de France apparaît comme très correct, même si le match a, lui, été très mauvais. Maintenant, on va voir comment les grosses nations vont réagir. Et ce sera forcément très instructif pour la suite de ce Mondial. A commencer pour les Bleus, jeudi, contre le Pérou.

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