Coupe du monde : fini les gros plans sur les supportrices à la TV ?

La FIFA a annoncé vouloir agir sur le sexisme dans le football, et notamment la représentation des femmes dans les tribunes [Filippo MONTEFORTE / AFP]

Des gros plans sur de jolies supportrices, tellement fréquents, qu'ils en deviennent stigmatisants. La FIFA a annoncé vouloir s'engager contre le sexisme, en essayant de limiter la fréquence des gros plans sur les supportrices sexys en tribunes à la télévision.

Une obsession jugée sexiste, qui est peut-être sur le point de disparaitre. La BBC rapporte que le 11 juillet dernier, Fedderico Addiechi, en charge de la diversité au sein de la FIFA, a annoncé lors d'une conférence de presse que la Fédération internationale avait l'intention de réduire ce genre d'images à l'avenir, en agissant notamment auprès des diffuseurs. 

D'ailleurs, des efforts ont déjà été réalisés selon lui, notamment au niveau des chaînes de télévision, depuis la Coupe du Monde au Brésil en 2014, ajoutant que la FIFA avait d'ailleurs dû intervenir dans des cas particulièrement abusifs.

Restreindre les images de supportrices sexy lors des matchs ne fait pas encore partie de la ligne politique officielle de la fédération, mais son représentant a bon espoir : «C'est l'une des actions que nous mettrons certainement en place à l'avenir - c'est une évolution normale.»

Une stigmatisation des femmes en tribunes décriée

Une problématique qu'a récemment saisi l'agence de photographie Getty Images. Fournisseur de photos pour de nombreux journaux, l'agence avait cru de bon ton de mettre en ligne une galerie de clichés spécialement conçus pour le Mondial, intitulée «Les fans les plus canon de la #WorldCup». Des clichés représentant exclusivement des supportrices. 

Suscitant de vives critiques sur les réseaux sociaux, Getty Images a alors très vite retiré la galerie de sa plateforme, s'excusant sur son site pour cette «erreur regrettable dans le jugement». 

Alors qu'étaient surtout redoutés les actes racistes et homophobes, le Mondial en Russie a finalement surtout mis un coup de projecteur sur les discriminations envers les femmes.

Piara Powar, responsable du programme FARE, un réseau dont la mission de lutter contre les discriminations dans le football, a particulièrement pointé le sexisme de rue - plus de trente cas ont été documentés selon lui - notamment auprès des journalistes sportives, harcelées en live à la télévision. Et encore, il estime que le nombre réel d'incidents est susceptible d'être «dix fois plus élevé».

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