François D’Haene : «L'ultra-trail est une discipline fabuleuse»

François D’Haene disputera la diagonale des fous fin octobre à la Réunion.

Ambassadeur de la marque Salomon, le Français François D’Haene, meilleur ultra-traileur au monde, a répondu aux questions de CNEWS le temps d’un passage éclair à Paris pour inaugurer l’ouverture de la première boutique de la firme haut-savoyarde dans la capitale.

Vous cumulez des milliers de kilomètres positifs chaque année. Pourquoi infligez-vous une telle souffrance à votre corps ?

C’est une manière de m’évader, d’aller découvrir des sentiers et des sommets à travers le monde. L’ultra-trail est une discipline à la fois simple et fabuleuse que j’ai découverte à l’adolescence. Elle nécessite de respecter son corps et la nature.

Envisagez-vous de vous lancer un jour sur des courses sur bitume ?

Non, cela ne m’intéresse pas. J’ai fait un seul marathon dans ma vie (ndlr : marathon du Beaujolais), et je crois que je ne saurais pas recourir sur route. C’est trop usant pour le corps.

En plus de votre carrière sportive, vous avez deux enfants et possédez un domaine viticole. Comment s’organise-t-on ?

Il faut savoir concilier les trois et ce n’est pas facile. En fait, il n’existe pas de journée, semaine ou mois type. Chaque année, en décembre, on essaye de planifier ma saison sportive en fonction notamment de mes vignes. Ainsi, en septembre, mois des vendanges, je ne participe à aucune course. Pareil en mai, où il y a des salons.

Racontez-nous votre exploit sur le John Mur trail aux Etats-Unis en octobre dernier(359 km parcourus en 7 heures et 36 minutes, record de l’épreuve)…

C’était six semaines après l’UTMB (ndlr : ultra-trail du Mont-Blanc) et peu de temps après les vendanges. C’est un projet que nous avions préparé pendant neuf mois avec 9 copains. J’ai réussi tout au long du parcours à rester frais physiquement et à garder le moral en permanence. C’est la clé.

Qu’est-ce qui vous a le plus plu en courant sur le sol américain ?

L’immensité des paysages qui tranche avec nos Alpes ou nos Pyrénées. Quand vous êtes au sommet du Mont-Blanc, à 5 kilomètres à vol d’oiseau il y a Chamonix. Aux Etats-Unis, même à 50 kilomètres, il n’y a rien. C’est fabuleux.

Votre prochain défi ?

La diagonale des fous (164 km) fin octobre à la Réunion. Un challenge excitant dans un endroit du globe où les conditions climatiques (chaleur, humidité) ont une grande influence sur les prestations des coureurs.

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