Chantage à la sextape de Valbuena : la validité de l’enquête sera rééxaminée le 4 octobre

L'affaire avait éclaté en juin 2015 lorsqu'un maître-chanteur avait menacé Mathieu Valbuena de diffuser une vidéo intime du joueur[AFP / ARCHIVES]

Le prochain épisode du feuilleton de l'affaire du chantage à la sex-tape contre Mathieu Valbuena est attendu pour le 4 octobre prochain. A cette date, la cour d'appel de Paris réexaminera la validité de l'enquête dans cette affaire qui avait abouti à la mise en examen de l'attaquant madrilène Karim Benzema.

Lors des investigations, les méthodes de la police, dénoncées par la défense de Benzema, avaient abouti au réexamen de la validité de l'enquête. Ce dernier est accusé d'avoir été chargé par son ami d'enfance Karim Zenati, de parler de la sex-tape avec Mathieu Valbuena, afin de faciliter la mise en contact avec le maître-chanteur et la transaction.

Placé en garde à vue en novembre 2015, le joueur de Madrid avait par la suite été mis en examen pour «complicité de tentative de chantage et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni d'au moins cinq ans d'emprisonnement, en l'espèce le chantage». 

Le rôle des enquêteurs

Pour rappel, l'affaire avait éclaté en juin 2015. Un maître-chanteur avait menacé Mathieu Valbuena de diffuser une vidéo intime du joueur. Cet interlocuteur mystère lui avait ensuite demandé de le mettre en contact avec une personne de confiance pour négocier un arrangement. 

C'était finalement un commissaire de police qui avait joué ce rôle, le milieu de l'OM de l'époque ayant prévenu les autorités entre-temps. Or cette intervention avait été jugée déloyale par Karim Benzema qui estimait, lors de la première audience, qu'elle avait encouragé le délit et la transaction financière. Le commissaire aurait suggéré le versement d'une somme d'argent.

Les écoutes téléphoniques : principal élément à charge contre Benzema

Les avocats de la défense avaient donc contesté la validité de l'instruction devant la cour d'appel de Versailles sans que celle-ci ne lui ait donné raison. Mais Karim Benzema et son ami d'enfance Karim Zenati - également mis en examen dans l'affaire - avaient fait appel de cette décision. Le 11 juillet 2017 la Cour de cassation avait accédé à leur demande en annulant la décision versaillaise. La cour d'appel de Paris saisie pour statuer réexaminera l'affaire dans quelques semaines.  

Si les motivations de la Cour de cassation étaient écoutées par la chambre d'instruction parisienne, elle pourrait demander l'annulation des écoutes téléphoniques. Or il s'agit du principal élément à charge contre Karim Benzema et les autres suspects, selon une source proche du dossier. La procédure serait ainsi «très affaiblie», mais pas nécessairement annulée dans sa totalité, selon cette source.

Des écoutes téléphoniques, dévoilées par Europe1, faisaient état d'une conversation au ton léger et moqueur entre l'ex-international français et son ami Karim Zenati. L'échange audio laissait peu de doute sur l'implication de Karim Benzema dans l'affaire. 

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