NBA : Les 6 matches de la première semaine à ne pas manquer

Joel Embiid et les Sixers débuteront le premier match de l'année sur le parquet des Celtics de Boston. [Maddie Meyer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

La saison NBA reprend dans un peu plus de deux mois. La ligue vient de dévoiler le calendrier des principales confrontations de la première semaine. En voilà six à ne surtout pas manquer.

Les fans NBA attendent la date du 16 octobre avec une impatience non feinte, puisqu’elle marquera le début de la saison régulière 2018-2019. Deux mois après le sacre des Golden State Warriors lors des NBA Finals, la ligue vient de dévoiler les principales affiches de la première semaine de reprise, celles de Noël, et les trois matches du «Martin Luther King Jr. Day».

Si les vacances de Noël paraissent encore très loin, on se délecte de découvrir les duels que cette première semaine nous réserve.

16 octobre : Philadelphia 76ers @ Boston Celtics

Ça commence fort. Philadelphie et Boston sont deux clubs intimement liés à l’Est. En juin 2017, ils avaient réalisé un transfert le jour de la Draft – les Celtics ont envoyé leur 1er pick contre le 3e et un futur premier tour draft – afin de permettre aux Sixers de sélectionner Markelle Fultz en pole position. La suite, on la connait. Le jeune meneur a complètement détruit sa mécanique de tir avant même que la saison ne commence, s’est soi-disant blessé à l’épaule, et a vu sa confiance s’éroder inexorablement tout au long de la saison. Pendant ce temps-là, Jayson Tatum (3e choix) explosait les compteurs pour Boston, et est déjà considéré comme une des futures grandes stars de la ligue.

En playoffs, les deux clubs se sont affrontés au deuxième tour. Les Celtics se sont imposés en cinq matches malgré l’absence de deux de leurs meilleurs joueurs (Irving et Hayward), et grâce à l’incroyable sens tactique de leur coach, Brad Stevens. A l’entame de cette nouvelle saison, Boston fait figure de grand favori à l’Est. Gordon Hayward devrait faire son retour dans l’effectif, Kyrie Irving également. Les deux stars sont entourées des jeunes talents que sont Jaylen Brown et Jayson Tatum, et peuvent compter sur le métier du vétéran Al Horford. Face à eux, les Sixers affichent eux aussi des ambitions. Joel Embiid et Ben Simmons sont déjà des stars, et l’effectif autour d’eux est solide (Saric, Convington, Redick, etc.), avec notamment le renfort de Wilson Chandler sur l’aile.

La confrontation entre ces deux équipes reste une des plus belles affiches de la conférence Est.

16 octobre : Oklahoma City Thunder @ Golden State Warriors

Deux ans après avoir quitté le Thunder pour rejoindre les Warriors (décision qui ne finira probablement jamais de ternir son image auprès de certains fans), Kevin Durant comptabilise désormais deux titres de MVP des Finals, et autant de bagues de champions. Russell Westbrook, son ancien comparse à OKC, sera aux premières loges au moment où il recevra son deuxième anneau. Les dernières rencontres entre les deux clubs depuis la migration de Durant en Californie ont vu les deux joueurs se chauffer sérieusement sur le terrain à plusieurs reprises.

S’il y a peu de chance de voir DeMarcus Cousins faire ses débuts sous le maillot des Warriors ce jour-là, il sera intéressant de voir dans quel état d’esprit seront les champions en titre en ce début de saison face à un adversaire susceptible de se trouver sur leur chemin dans leur quête d’un troisième titre. Pour le Thunder, cette saison marquera la nécessité de construire une nouvelle dynamique collective autour de Westbrook et Paul George, ce dernier ayant finalement décidé de rester à OKC pour les quatre saisons à venir. L’élimination face à Utah au premier tour des playoffs la saison dernière a été une colossale déception. Reste à voir si l’équipe parviendra à corriger le tir cette année.

17 octobre : New Orleans Pelicans @ Houston Rockets

Les Rockets ont toujours faim. Privée de Chris Paul pour les deux derniers matches des finales de conférence Ouest où ils menaient 3-2 face aux Warriors, les joueurs de Houston veulent croire en leurs chances de faire tomber les californiens cette année. La signature de Clint Capela pour un nouveau contrat va dans le bon sens. Mais le départ de Trevor Ariza pourrait se révéler plus coûteux que certains ne le pensent. L’arrivée de Carmelo Anthony pose plus de questions qu’elle ne répond aux besoins de l’équipe.

L’autre grande interrogation concerne l’état de santé de Chris Paul. Aussi formidable soit-il, le meneur des Rockets affiche un historique de blessures en carrière qui fait froid dans le dos. Et à 33 ans, il vient de re-signer pour quatre saisons à Houston. Ce qui n'est pas super-rassurant. MVP en titre, James Harden devrait encore nous éblouir avec son jeu en pénétration, ses passes-éclair, et ses «step-backs» à trois points.

En face des Texans, Anthony Davis et les Pelicans chercheront à poursuivre sur la bonne dynamique de la fin de saison dernière. Jrue Holiday, quand il n’est pas blessé, est un des meilleurs défenseurs de la ligue au poste de meneur. Le recrutement de Nikola Mirotic en février dernier s’est révélé capital dans l'excellent parcours en playoffs qui a suivi. L’arrivée de Julius Randle cet été pourrait également donner un coup de pouce à cette équipe portée par l’incroyable talent d’Anthony Davis. Dominant dans tous les compartiments du jeu, Davis ne cesse de progresser chaque saison. A 25 ans, il est déjà une star incontestée de la NBA.

17 octobre : Dallas Mavericks @ Phoenix Suns

Pourquoi mettre deux équipes de fond de tableau dans ce Top 6 des matches à ne pas louper ? Tout simplement parce qu’il marquera les grands débuts de Luka Doncic en NBA, aux côtés de la légende de la balle orange qu’est Dirk Nowitzki, et au sein d’un effectif prometteur (Denis Smith Jr., Harrison Barnes, DeAndre Jordan, etc.). Le prodige slovène va, enfin, se mesurer à la ligue la plus prestigieuse au monde, et aucun fan qui se respecte ne manquerait les débuts d’une potentielle future star de la ligue déjà considéré comme le grand favori pour remporter le titre de «rookie de l’année».

Les Suns, eux, vont célébrer ce qu’ils espèrent être le début d’une nouvelle ère. Leur meilleur joueur, Devin Booker, vient de signer une prolongation de contrat de cinq ans. Avec le premier choix de la Draft en juin dernier, Phoenix a choisi de parier sur DeAndre Ayton, pivot alliant puissance et agilité, capable de tirer de loin. L’effectif des Suns déborde de talent, et ce sera au nouveau coach, Igor Kokoskov, de faire progresser l’ensemble vers les sommets de la NBA. Ce ne sera pas facile tous les jours, mais l’équipe sera très, très, très intéressante à suivre.  

18 octobre : Los Angeles Lakers @ Portland Trail Blazers

LA-Bron fait ses débuts avec LA ! C’est sur le parquet des Blazers de Portland que LeBron James s’affichera sous ses nouvelles couleurs, le violet/or des Lakers. Un événement en soi pour toute la NBA. Il y a quelques jours, le «King» a fait sensation sur les réseaux sociaux en s’affichant avec le maillot officiel du club.

Les débuts de LeBron James sous le maillot des Lakers sont LE truc à ne pas manquer de ce début de saison. Même les fans de Portland – et les milliers de fans qui auront fait le voyage depuis Los Angeles pour voir ça – devraient acclamer celui qui est considéré comme le meilleur joueur au monde.

Un mot sur les Blazers ? Aucune grosse signature n’est venue renforcer les rangs de l’effectif à l’intersaison. Damian Lillard et C.J. McCollum sont d’excellents joueurs, mais sont redondants à l’arrière dans une équipe trop faible défensivement pour jouer le titre NBA dans une conférence Ouest absolument féroce. Ils devraient toutefois servir de parfait «sparring partner» pour James et les Lakers.

19 octobre : Boston Celtics @ Toronto Raptors

On a déjà parlé des Celtics comme étant les grands favoris à l’Est. Mais en est-on vraiment sûrs ? L’arrivée de Kawhi Leonard aux Raptors (même si ce n’est que pour une saison) pourrait remettre cette affirmation quelque peu hâtive en question. L’ailier est un des trois meilleurs joueurs de la NBA quand il est en bonne santé. Monstre défensif et offensif, il débarque – avec Danny Green – dans une équipe qui a remporté 59 victoires la saison passée, lui ayant permis d'accrocher la première place de la conférence Est. Et les Raptors viennent de remplacer DeRozan, un excellent joueur de saison régulière qui a la vilaine habitude de se désintégrer en playoffs, par un cyborg capable de planter 30 points tout en annihilant le meilleur joueur adverse.

La grosse interrogation concernant Leonard est son état de santé. Sera-t-il prêt pour la reprise ? Est-il content d’être à Toronto (probablement pas) ? Est-il motivé ? A-t-il seulement une langue pour parler ? Kawhi Leonard est connu pour sa discrétion et son goût immodéré pour le silence. Franchement, il nous tarde de revoir l’ailier sur un terrain de basket, car pour ceux qui aurait oublié, Leonard est un joueur d’exception, et il serait fâcheux de ne pas le voir récupérer toutes ses facultés la saison prochaine.

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