NBA : Quelles sont les quatre équipes qui jouent le titre cette saison ?

Le Larry O'Brien Trophy, le trophée des champions NBA.[EZRA SHAW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

La NBA est un monde impitoyable. Ces vingt dernières années, seules neuf équipes – sur les trente qu’en compte la ligue – ont soulevé le trophée Larry O’Brien au mois de juin. Quelles sont celles qui peuvent véritablement prétendre au titre NBA cette saison ? CNEWS présente ses quatre prétendants légitimes (et un bonus) au sacre.

La NBA n’est pas forcément le bon endroit pour ceux qui aiment voir un outsider s’imposer face aux favoris. Dans l’histoire de la ligue, il y a bien quelques exemples d’équipes ayant réussi à surmonter l'adversité pour finalement s’imposer face à des adversaires perçus comme étant supérieurs – on pense notamment aux Rockets en 1995 (6e à l’Ouest, mais ils étaient les champions en titre) ou aux Mavericks en 2011 (avec un Dirk Nowitzki au sommet de son art) – mais dans l’ensemble, dans des séries de playoffs jouées au meilleur des sept matches, la meilleure équipe finit toujours par s’imposer. Et, oui, les blessures (exemple : Chris Paul la saison passée) jouent également un rôle déterminant dans toute cette histoire.

Si on remonte jusqu’à l’année 1980, on ne compte que onze équipes ayant remporté le titre NBA : les Lakers, les Celtics, les Sixers, les Pistons, les Bulls, les Rockets, les Spurs, le Heat, les Mavericks, les Cavaliers et les Warriors. Pour s’imposer, une équipe doit généralement disposer d’un front office compétent (c’est la base), d'un excellent coach (Phil Jackson, Pat Riley, Gregg Popovich, etc.), d'au moins une superstar (James, Nowitzki, etc.), d'un sixième homme de premier choix (Kukoc, Iguodala, etc.), et d'une rotation solide. Et bien évidemment, un coup de pouce du destin en ce qui concerne les blessures sur toute la durée des phases finales.

Ça fait beaucoup de choses à la fois, et c’est pour cela qu’une équipe qui parvient à s’imposer est un événement qu’aucun fan ne peut prendre à la légère. Remporter le titre est extrêmement difficile, et on ne sait jamais si cela va durer. Cette saison, nombreuses sont les équipes qui entament la saison avec de grandes aspirations, mais très peu d’entre elles ont véritablement les moyens de leurs ambitions. Quelles sont les franchises qui ont vraiment une chance de s’imposer en juin prochain ? CNEWS n’en voit que quatre.

Golden State Warriors

Quelle surprise, n’est-ce pas ? Les Warriors se sont imposés à trois reprises ces quatre dernières saisons. Et ils ne sont pas vraiment en mode « fin de règne ». Cette équipe, qui est tout simplement une des plus talentueuse de l’histoire de la ligue (ce qui, au passage, rend le titre remporté en 2016 par LeBron James avec les Cavaliers encore plus incroyable), à ajouter un des pivots les plus dominants de la NBA à l’intersaison en la personne de DeMarcus Cousins. L'ancien intérieur des Pelicans, après une blessure au tendon d’Achille, a décidé de se venger de la frilosité du marché à son égard en allant signer chez les champions en titre, tuant une partie du suspens pour de nombreux fans.

Depuis que Kevin Durant a rejoint au club en juillet 2016, la victoire de Golden State paraît quasiment inévitable (espérons que KD décide de partir l’été prochain). Mais les Houston Rockets nous ont rappelé la saison passée, en finale de conférence Ouest, qu’il est tout à fait possible de les battre. Avec une défense interchangeable à tous les postes, une énorme adresse à trois points, et deux superstars au top de leur forme. Les Rockets sont passés à un cheveu de l’exploit. Mais les Warriors se sont finalement imposés. Et cette saison encore, les Californiens seront les immenses favoris à leur propre succession.

Houston Rockets

Bon. La défaite d’hier soir face aux Pelicans vient de jeter un froid, c’est certain. Mais ce n’est qu’un match (la baisse d’intensité défensive est toutefois inquiétante et sera à suivre tout au long de la saison). Avec James Harden, Chris Paul, et maintenant Carmelo Anthony, Houston possède la force de frappe offensive nécessaire pour faire douter les Warriors. Et ils nous l’ont déjà prouvé en finale de conférence Ouest en mai dernier. La grande question pour les Rockets réside en défense. Le départ à la retraite, cet été, de l’assistant coach Jeff Bzdelik, l’architecte et le coordinateur de ce qui était la 7e meilleure défense de la ligue la saison passée selon NBA.com/Stats, est une des grosses pertes de l’intersaison côté Houston. Peut-être même plus que les départs de Trevor Ariza (très en forme dans son premier match avec Phoenix) et Luc MBah a Moute, deux excellents défenseurs capables de tirer à trois points.

Mais jusqu’à preuve du contraire, et sur la base de ce qu’ils ont démontré la saison passée, les Rockets restent la plus grande menace à l’hégémonie des Warriors. Chris Paul et James Harden forment un duo exceptionnel sur le terrain. Mike D’Antoni est un des meilleurs coaches de la ligue. Le front office, dirigé par Daryl Morey, s’est toujours montré pro-actif et prêt à tout mettre en œuvre pour renforcer un effectif qui compte déjà dans ses rangs des joueurs ayant largement fait leurs preuves, notamment Clint Capela, Eric Gordon et P.J. Tucker. Après la désillusion de la saison passée, personne ne peut douter de la surmotivation des Rockets dont l’unique objectif est de battre les Warriors au printemps 2019.

Toronto Raptors

Les débuts de Kawhi Leonard sous le maillot des Raptors, la nuit dernière, ont été très encourageants (voir la vidéo ci-dessous). L’ancien ailier des Spurs, MVP des NBA Finals en 2014 et doublement couronné meilleur défenseur de la ligue (2015 et 2016), est arrivé dans la franchise canadienne après une dernière saison à San Antonio gâchée par une blessure qui fut à l'origine de multiples tensions avec ses coéquipiers et les dirigeants du club. Ceci étant dit, Kawhi Leonard reste un des meilleurs joueurs de la ligue. Il est capable de défendre sur le meilleur joueur adverse tout étant dominant offensivement. Le transfert entre les Spurs et les Raptors a également vu Danny Green – excellent défenseur et shooteur à trois points – passer la frontière. Ajoutez ces deux joueurs à une équipe qui a remporté 59 victoires la saison passée, et vous obtenez de facto un sérieux prétendant au titre.

La question qui se pose désormais à Toronto est la suivante : Kawhi Leonard est-il en mesure de briser la malédiction des Raptors en playoffs ? Le départ de LeBron James – grand tourmenteur de Toronto ces dernières années – aux Lakers est un bon début. Reste à voir désormais comment le jeu de la franchise canadienne va évoluer en cours de saison, et s’ils parviennent à faire naître une dynamique collective d’ici les playoffs. Leur nouveau coach, Nick Nurse, n’a que très peu d’expérience en NBA, et cela pourrait peser lourd dans la balance face à l’autre grosse écurie de la conférence Est (les Celtics) en vue d’un potentiel duel en playoffs. Mais cette équipe dispose de la force de frappe nécessaire, tant offensivement que défensivement, pour prétendre au titre cette saison. Le site américain fivethirtyeight.com (lien actualisé en temps réel, donc les chiffres sont susceptibles de changer) leur donne d'ailleurs 35% de chance d’être le représentant de l’Est lors des prochaines NBA Finals, soit plus que Boston.

Boston Celtics

Le premier match de la saison des Celtics face aux Sixers a permis, pour ceux qui en doutaient encore, de confirmer la supériorité des hommes de Brad Stevens sur une équipe considérée comme un de leurs principaux rivaux au sein de la conférence Est. Leur face-à-face avec les Toronto Raptors, ce vendredi, est un match à ne manquer sous aucun prétexte. Car ces deux équipes ont de grandes chances de se disputer le droit d’aller en finale NBA en juin prochain. La saison dernière, Boston a trébuché en finale de conférence lors d’un Game 7 ultra-tendu face à des Cavaliers emmenés par un LeBron James surpuissant. Tout cela sans Kyrie Irving et Gordon Hayward, leurs deux meilleurs joueurs alors. Cette saison, ces derniers sont de retour, et l’effectif autour d’eux a énormément gagné en maturité du fait de leur absence.

Jaylen Brown et Terry Rozier sont en pleine confiance. Marcus Smart est toujours là pour apporter sa défense et sa combativité de tous les instants. Et puis, il y a Jayson Tatum. A seulement 20 ans, l’ailier est déjà considéré comme un des meilleurs joueurs de la ligue. Les bénéfices de l’expérience glanée la saison passée se font déjà ressentir sur le terrain, même s'il a toujours affiché une assurance insolente ballon en main. A l’heure qu’il est, les Celtics possèdent un effectif parfaitement calibré pour faire douter les Warriors, voir les battre. Sur le banc, le génie de Brad Stevens n’est plus à démontrer, et les fans peuvent compter sur lui pour optimiser les talents de chacun des joueurs en fonction de n’importe quelle situation. Le manager général, Danny Ainge, est toujours prompt à anticiper les besoins de l’équipe. Et l’effectif respire la bonne humeur et le sens du sacrifice pour le bien collectif. Le seul problème que Boston aura peut-être à gérer cette saison concerne la répartition du temps de jeu. Un bon problème à avoir, car cela signifie que l’équipe regorge de talents. Et c’est exactement ce dont ils vont avoir besoin s’ils affrontent Golden State en finale NBA.

BONUS : Los Angeles Lakers

Cette équipe est présente uniquement en raison du respect qu’inspire LeBron James. Le meilleur joueur du monde, et probablement de l’histoire une fois qu’il aura décidé de prendre sa retraite, a porté à bout de bras une équipe de Cleveland largement imparfaite jusqu’en finale NBA la saison passée à grands renforts de paniers assassins, de passes éclair, et d’actions spectaculaires à vous décrocher la mâchoire (et un premier match des NBA Finals hallucinant). Et vous voudriez qu’on ignore tout cela malgré le fait que l’effectif des Lakers soit largement inexpérimenté, et que la moitié des joueurs présents n’ont jamais disputé une série de playoffs de leur carrière ? Non, nous ne commettrons pas cette erreur.

Les chances de voir les Lakers atteindre les NBA Finals sont (très) maigres. Mais s’il y a un joueur capable de les y conduire, c’est LeBron James. S’il parvient à battre les Warriors dans une série au meilleur des sept matches avec Lance Stephenson, JaVale McGee et Mike Beasley à ses côtés, ce sera un véritable exploit. Et cela ne semblera pas complètement fou au fan lambda tant ce type est une légende.

LeBron James a signé pour quatre ans aux Lakers de Los Angeles. S’il y a de nombreuses raisons derrière ce choix (notamment attirer de potentiels agents libres), il n’ignore rien de la marge de progression que cette équipe doit encore franchir, et rien ne lui garantit que cela se produira cette saison. La conférence Ouest est autrement plus difficile à naviguer que celle de l’Est. Et les Lakers de LeBron James risquent de traverser de sérieux moments de doutes cette saison. Mais la faculté de ce joueur à élever le niveau de jeu de ses coéquipiers, et le sien, dans les moments décisifs nous autorise à imaginer que, oui, les Lakers peuvent prétendre à la victoire finale cette saison. Aussi improbable que cela puisse paraître (n’est pas LeBron James qui veut).

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