La force de la rumeur, par Pierre Ménès

Nasser al-Khelaïfi et les dirigeants parisiens se drapent dans leur dignité. Nasser al-Khelaïfi et les dirigeants parisiens se drapent dans leur dignité.[Anthony Dibon/Icon Sport]

Il y aurait donc des soupçons de corruption autour de l’Etoile Rouge de Belgrade, lors de sa large défaite au Parc des Princes en Ligue des champions (6-1). Certains en font beaucoup plus que leurs choux gras.

Tout est orienté pour qu’on puisse croire que la responsabilité du PSG est engagée, alors qu’il ne s’agit, pour l’instant, que d’une rumeur pourrie. En fait, il n’y a qu’une chose qui m’interpelle dans cette polémique sans intérêt. C’est la manière dont le club parisien se défend, ou plutôt ne se défend pas. Comme si les dirigeants parisiens voulaient garder une image clean coûte que coûte.

Comme si la volonté de ne pas faire de vagues était un choix éternel. Comme s’ils ne se sentaient pas totalement chez eux. Après, quand un ou plusieurs médias salissent votre image, on attaque devant les tribunaux. Même chose avec l’UEFA, qui ne cesse de harceler le PSG avec son fair-play financier, qui ne repose sur rien au niveau juridique.

Paris sait qu’en attaquant en justice, il va gagner et n’est pas sans ignorer qu’au sein même de l’UEFA, certains dirigeants se disent ulcérés par le zèle de la commission juridique qui a décidé de rouvrir le dossier. Piétiné par Javier Tebas, le président de la Liga, le club se drape dans sa dignité. Mais on reconnaît aussi une institution forte lorsque celle-ci est sans cesse attaquée. Montrer les dents, c’est important. Et, là aussi, Paris doit progresser. 

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