#NBASundays : Les Warriors à l’assaut de Brooklyn

Spencer Dinwiddie va retrouver Stephen Curry sur son passage dimanche lors de la rencontre entre les Nets et les Warriors. [Abbie Parr / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Chaque semaine, CNEWS propose avec #NBASundays de décrypter le duel du dimanche soir en NBA, accessible en France en prime time sur NBA League Pass et sur beIN Sports.

Les champions en titre en prime time. Les Golden State Warriors se déplacent à Brooklyn, ce dimanche, pour une rencontre visible en direct sur beIN Sports ou NBA league Pass dès 22h. L’opportunité pour les fans français de voir évoluer Stephen Curry et consorts au moment où les Californiens cherchent à devenir la quatrième franchise de l’histoire de la ligue - avec les Celtics, les Bulls, les Lakers - à remporter trois titres consécutifs. S’ils atteignent les NBA Finals en juin prochain, les hommes de Steve Kerr deviendront également la seule équipe avec les Boston Celtics à atteindre les finales cinq saisons consécutives.

Pour les Nets de Brooklyn, l’objectif reste le même depuis la prise de fonction de Sean Marks au poste de manager général de l’équipe en février 2016 : continuer de construire le futur. Après s’être tirée une balle dans le pied en 2013 en échangeant trois futurs choix de Draft avec les Celtics pour faire venir Paul Pierce et Kevin Garnett, la franchise tente depuis de rectifier le tir en tentant de mettre la main sur des jeunes talents négligés par leur ancienne équipe, ou des joueurs dont personne ne veut.

C’est comme ça qu’ils ont réussi à récupérer D’Angelo Russell et Spencer Dinwiddie, le premier en provenance des Lakers, l’autre des Pistons de Detroit. Ils ont également réussi à dénicher quelques talents lors des précédentes Draft, notamment Caris LeVert, qui est actuellement le meilleur marqueur de l’équipe (21 pts/match), et Jarrett Allen. Une maigre consolation pour les fans de Brooklyn.

Ce qu’il faut savoir sur les Golden State Warriors

Une nouvelle saison commence pour les Warriors. Et la même question se pose pour toutes les autres équipes de la ligue (du moins celles qui prétendent au titre) : comment battre cette équipe dans une série de playoffs ? La réponse n’a jamais été aussi difficile à trouver, puisqu’après le recrutement de Kevin Durant en 2016, la franchise californienne a eu le privilège de signer DeMarcus Cousins, un des meilleurs pivots de la ligue, l’été dernier. Blessé au tendon d’Achille la saison passée, ce dernier vient à peine de reprendre le chemin de l’entraînement. Golden State déborde tellement de talent que l’équipe peut se permettre d’être ultra-patiente concernant son retour sur les parquets. Un luxe que peu de franchises pourraient se permettre avec un joueur de ce calibre.

Avec un bilan de 4 victoires et une défaite (face aux Nuggets) à l’heure où nous écrivons ces lignes, les Warriors ont toutes les raisons d’être sereins. Les joueurs se connaissent parfaitement, et leur jeu collectif est parfaitement huilé désormais, même si les balles perdues restent leur (unique ?) point faible. Si la frustration de certains fans vis-à-vis de cette équipe est tout à fait compréhensible, ne serait-ce que pour le côté inéluctable d’une probable victoire en juin prochain (même si, très sincèrement, rien n’est joué... une blessure est si vite arrivée), personne ne peut nier la beauté du jeu pratiqué par cette équipe. Oui, ça aide d’avoir Stephen Curry, et Kevin Durant, et Klay Thompson, et Draymond Green, et bientôt DeMarcus Cousins. Oui, ils ont réussi à récupérer des joueurs comme Jordan Bell (merci les Bulls !) ou encore Quinn Cook, dont le jeu colle parfaitement à la philosophie globale. Mais, d’un point de vue purement sportif, cette équipe est un pur bonheur à voir évoluer sur un terrain. Surtout quand Stephen Curry se transforme en torche humaine, et aligne les paniers à trois points comme des perles.

Les Warriors peuvent parfois pêcher par arrogance (Kevin Durant demandant à sortir face aux Wizards en prétextant que le match était trop facile en est la parfaite illustration), ce qui ne manque pas d’énerver de nombreux fans. Et puis il y a également la fatigue mentale qui rôde autour de cette équipe. Comme l’a souvent rappelé Steve Kerr, qui a remporté trois titres avec les Bulls de Michael Jordan à la fin des années 1990, maintenir sa motivation tout au long d’une saison de 82 matches n’est pas chose aisée quand on vient de remporter deux championnats consécutifs. Cela paraît totalement cliché, mais le pire ennemi de Golden State, c’est eux-mêmes.

Ce qu’il faut savoir sur les Nets de Brooklyn

Depuis son arrivée sur le banc des Nets en 2016, le coach Kenny Atkinson a imposé un style de jeu rapide et orienté sur le tir à trois points. Seuls les Houston Rockets ont tenté plus de tirs longue distance la saison passée, et l’équipe pointait en sixième position en vitesse de jeu. Tout cela participe à faire des Nets une des « mauvaises » équipes les plus fascinantes à regarder. Mais bizarrement, cette saison ne démarre pas du tout sur les mêmes bases. Le rythme de jeu est un des plus lents de la ligue. Et ils ne sont que 15e pour les paniers trois points tentés. Bon, ils n’ont joué que quatre matches (2v-2d). Donc pas de conclusion hâtive pour le moment, même si cela sera intéressant à suivre sur le premier tiers de la saison.

Le gros problème que les Nets risquent d’avoir face aux Warriors concernent les pertes de balles. Si les Warriors sont médiocres dans ce domaine, ils ne sont pas pires que Brooklyn qui pointe, pour le moment, en dernière position de la ligue avec 19% de ballons perdus par match, selon NBA/Stats.com. Et face à Golden State, perdre des ballons équivaut à signer son arrêt de mort. Les Californiens sont redoutables en contre-attaque, et se servent des erreurs adverses pour les noyer sous un torrent offensif comme nul autre pareil.

Qu’on se le dise, les Nets ne sont clairement pas au niveau de Golden State. Mais la jeunesse et l’enthousiasme de cette équipe font plaisir à voir. Caris LeVert et Jarrett Allen possèdent un potentiel très encourageant. Rondae Hollis-Jefferson également. La déception, s’il faut n’en retenir qu’une, vient de D’Angelo Russell. Arrivé en NBA en grande pompe en tant que 2e choix de la Draft en 2015, le meneur des Nets a vu ses deux dernières saisons gâchées par les blessures (ce qui a permis à Spencer Dinwiddie de démontrer l’étendue de son talent la saison passée). Et quand il est sur le terrain, Russell est loin d’être un exemple d’efficacité. En carrière, il tourne avec un risible 40,8% aux tirs, et 34,4% à trois points. Sur les quatre premiers matches de cette saison 2018-2019, il en est à 35,3% aux tirs et 35% longue distance, et tout cela en étant le deuxième joueur avec le plus de tentatives de tirs de l’équipe. Une horreur offensive pour un joueur dont on espère beaucoup mieux au moment d’entamer sa quatrième saison dans la ligue.

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