#NBASundays : La métamorphose des Bucks

Giannis Antetokounmpo et les Bucks accueillent les Kings, dimanche soir, à 21h30 sur beIN Sports ou NBA League Pass. [STREETER LECKA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Chaque semaine, CNEWS propose avec #NBASundays de décrypter le duel du dimanche soir en NBA, accessible en France en prime time sur NBA League Pass et sur beIN Sports.

Les Milwaukee Bucks accueillent les Kings de Sacramento pour une rencontre à suivre dès 21h30 sur beIN Sports ou NBA League PASS en France. Un affrontement entre la dernière équipe encore invaincue – les Bucks devaietn se rendre à Boston vendredi cependant – de la NBA et l’une des vraies surprises de ce début de saison déjà particulièrement savoureux pour tous les fans de la balle orange.

Avec l’arrivée de Mike Budenholzer sur le banc, l’équipe de Milwaukee s’est non seulement métamorphosée en monstre défensif (2e meilleure défense de la ligue actuellement), mais aussi en cracheur de feu, leurs 40,6 tentatives de paniers à trois points en moyenne par match talonnant de près le ratio des Rockets (41,5 tentatives à 3 pts/match). Pratiquement le double de ce qu’ils balançaient la saison dernière (24,7 tentatives à 3 pts/match).

Mieux encore, ils convertissent 38,4% de leurs tirs longue distance, soit le 6e meilleur pourcentage de la ligue. Cet équilibre presque parfait entre la défense et l’attaque fait des Bucks une équipe redoutable. Ajouter à cela un Giannis Antetokounmpo en mode « MVP », et vous obtenez une franchise en passe de devenir un sérieux prétendant au titre si elle poursuit sur sa lancée.

Longtemps moquée pour son inaptitude à construire un effectif digne de ce nom, notamment avec des choix de Draft incompréhensibles (dont l'inoubliable Papagiannis), l’équipe de Sacramento – qui jouera Atlanta vendredi soir – surfe actuellement une vague de quatre victoires consécutives. S’il est encore trop tôt pour savoir si cela n’est qu’un mirage ou une réelle poussée dans la bonne direction, il est indéniable que les Kings démontrent de belles choses sur le terrain depuis le début de saison.

Les joueurs du coach David Joerger cavalent sans arrêt, font tourner la balle pour trouver les bons tirs (qu’ils mettent dans le panier), et – surprise – défendent comme des morts de faim. Ils pointent actuellement en 8e position de la conférence Ouest, devant le Thunder, les Lakers et les Rockets. Oui, tout cela n’a aucun sens, mais c’est la réalité actuelle.

Ce qu’il faut savoir sur les Bucks de Milwaukee

Après leur victoire face aux Raptors de Toronto mardi dernier, les Bucks ont égalé le meilleur départ de l’histoire de la franchise datant de 1971, époque où Kareem Abdul-Jabbar régnait en maître sur la planète basket. L’explication de ce départ canon est multiple. Mike Budenholzer, le coach, a complètement révolutionné le jeu des Bucks en limitant au maximum les tirs à mi-distance, et en donnant le feu vert aux artilleurs longue distance. Parfait complément de Giannis Antetokounmpo, Kris Middleton plante plus de 20 points par match, et convertit 54,9% (!!!) de ses tirs à trois points. Les recrutements d’Ersan Ilyasova et Brook Lopez à l’intersaison semble tenir du génie. Et leur défense se révèle être une des plus redoutables de la ligue.

Les Bucks se classent actuellement dans le Top 10 en termes de rapidité du jeu, en pourcentage de réussite à trois points, et du taux de passes décisives délivrées par match. Ce n’est tout simplement plus la même équipe que celle qui galérait à trouver son identité sous les ordres de Jason Kidd. Disciple de Gregg Popovich, Mike Budenholzer – qui, s’il faut le rappeler, avait pousser les Hawks en tête de la conférence Est en 2015 en remportant 60 victoires, un record dans l’histoire de la franchise – réussi là où Kidd a échoué. Il a construit un système de jeu qui colle parfaitement au talent de son meilleur joueur Giannis Antetokounmpo. Entouré de shooteurs, l’ailier dispose enfin de l’espace nécessaire pour opérer dans la raquette, et punir les défenses adverses. Tout cela en jouant moins de minutes par match (36,7 min/match la saison dernière contre 30,7 min/match cette saison).

Giannis Antetokounmpo tourne actuellement à plus de 25 points/match, 14,2 rebonds/match, et 5,7 passes déc./matchs, des statistiques qui font de lui un des sérieux candidats pour le titre de MVP à la fin de la saison (il doit toutefois faire attention à ses 5 balles perdues/match, un chiffre beaucoup trop élevé). Et ses quatre coéquipiers du Cinq Majeur affichent une moyenne supérieure à 12 points/match. Ce qui veut dire que le collectif de Milwaukee tourne actuellement à plein régime, et l’ambiance au sein de l’équipe s’en ressent. « Dans le vestiaire, nous avons tous la conviction de former une excellente équipe », a récemment déclaré Brook Lopez. Un avis partagé par le reste de la ligue en ce début de saison.

Ce qu’il faut savoir des Kings de Sacramento

Fini de rigoler. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les Kings montrent, pour la première depuis des années (ça remonte à tellement loin), des signes... encourageants. Oui, c’est dit (et pourtant, on en dit des bêtises, comme quand on assurait que les Cavaliers étaient capables d’accrocher une place en playoffs cette saison. Ce qui paraît complètement idiot maintenant). Quand on regarde Sacramento jouer, la première chose qui saute aux yeux, c’est le rythme effréné qu’ils impriment en attaque. Ils n’arrêtent jamais de courir, comme le prouve leur deuxième place en rapidité du jeu cette saison selon NBA/Stats.com.

La décision à l’intersaison de confier les clefs de la maison aux jeunes talents qui composent l’effectif a été salvatrice. Arrivé dans via transfert de DeMarcus Cousins aux Pelicans, Buddy Hield commence à retrouver un peu de la magie offensive qui a fait de lui une légende des parquets dans le circuit NCAA. Il est le meilleur marqueur de l’équipe avec 18,9 points/match, et affiche un très sain 44,7% de réussite à trois points.

Son association avec De’Aaron Fox et Willie Cauley-Stein est redoutable. Le rookie Marvin Bagley III est appliqué, et se fond parfaitement dans le collectif. L’autre surprise de taille : le recrutement de Nemanja Bjelica, qui a préféré les Kings aux Sixers à l’intersaison, est secrètement un des meilleurs coups de la saison. Le gars affiche un intenable 58,2% aux tirs, dont 54,5% à trois points. Cela ne durera probablement pas. Mais pour le moment, il est plus chaud qu’une baraque à frites placée en orbite autour du soleil.

Dans leur récente série de quatre victoires consécutives, les Kings affichent la 6e meilleure défense de la ligue. Une statistique clef, puisqu’elle permet à Sacramento de ne pas plier quand ils subissent une baisse de régime en attaque. « Notre défense ne cesse de s’améliorer. Nous commençons vraiment à le faire de manière collective, à communiquer entre nous sur le terrain, et cela rend les choses beaucoup plus simples », confiait récemment Willie Cauley-Stein. Les Kings sont absolument fascinants à voir jouer en ce début de saison. On ne sait pas si cela va durer longtemps. Mais tant que cela dure, les fans NBA auraient tort de se priver d’une équipe aussi jeune et séduisante.

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