#NBASundays : Les Hornets, le nouveau défi de Tony Parker

Tony Parker apporte son expérience à l'effectif des Hornets.[STREETER LECKA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Chaque semaine, CNEWS propose avec #NBASundays de décrypter le duel du dimanche soir en NBA, accessible en France en prime time sur NBA League Pass et beIN Sports.

Désormais coéquipiers aux Charlotte Hornets, Tony Parker et Nicolas Batum se déplacent à Detroit pour y affronter les Pistons ce dimanche. Une rencontre présentée par NBA 2K19 à suivre à partir de 21h30 sur beIN Sports ou NBA League Pass.

Les Hornets, qui joueront le deuxième match d’une série de trois rencontres à l’extérieur (ça commence dès ce soir à Philadelphie) auront à cœur de poursuivre sur la lancée d’un début de saison prometteur sous l’impulsion d’un Kemba Walker en pleine maîtrise de son basket, et d’un banc solide emmené par notre Tony Parker national.

En face, les Pistons aimeraient bien rebondir après un début de saison tonitruant (4v-0d) immédiatement gâché par une série de cinq défaites consécutives, avant une victoire arrachée sur le parquet d’Orlando jeudi. Si Detroit sait pouvoir compter sur son duo d’intérieurs – Blake Griffin et Andre Drummond – pour punir les défenses adverses, le reste de l’effectif peine à trouver son rythme, à l’image de Reggie Bullock qui a complètement oublié comment mettre le ballon dans le panier (29,9% aux tirs, 23,3% à trois points… beurk).

Ce qu’il faut savoir sur les Hornets de Charlotte

Le moment est venu de donner un peu de votre temps aux Hornets, et plus particulièrement à Kemba Walker. Le meneur de Charlotte est l’incarnation même du joueur qui a travaillé extrêmement dur tout au long de sa carrière pour devenir une star incontestée de la NBA.

Chaque année, depuis son arrivée dans la ligue en 2011, Kemba Walker n’a eu de cesse de faire progresser son jeu, notamment en termes d’efficacité offensive. Il est aujourd’hui le deuxième meilleur scoreur NBA derrière Stephen Curry avec plus de 28 points/match, avec des pourcentages au tirs plus que respectables : 47,1% aux tirs, et 40,4% à trois points. Sur le terrain, Kemba Walker ne déçoit jamais, avec une agressivité de chaque instant, une vraie intelligence de jeu balle en main, et un sens du collectif irréprochable. On espère vraiment pour lui que cela durera toute la saison.

L’autre force des Hornets, c’est son banc. Et Tony Parker y est forcément pour quelque chose. Le triple champion NBA apporte une maturité et un équilibre dans le jeu qui fait des merveilles auprès de ses jeunes partenaires. Après une saison de rookie plutôt brouillon, Malik Monk semble plus concentré sur le terrain, et ses prises de décisions sont plus réfléchies que la saison passée. Michael Kidd-Gilchrist, qui était déjà un monstre défensif, se montre redoutable en sortie de banc avec une belle efficacité en attaque. Et Willy Hernangomez, que les Knicks ont négligemment bradé l’an dernier pour deux futurs choix au second tour de la Draft, est l’autre bonne surprise avec une adresse intenable de 57,5% aux tirs, et un incandescent 57,1% à trois points (sur seulement 0,7 tentatives par match, mais quand même).

Sous l’impulsion de son nouveau coach, James Borrego (ancien assistant de Popovich aux Spurs), Charlotte présente actuellement la 5e meilleure attaque de la ligue selon NBA/Stats.com, et le 6e meilleur différentiel de points – le fameux Net Rating. Ils limitent les pertes de balles et font circuler le ballon. Le jeu des Hornets est un plaisir pour les yeux, et pour les fans français, il est toujours sympa de voir Tony Parker et Nicolas Batum (oui, on n’a pas parlé de l’ailier qui se montre solide cette saison) quand l’occasion se présente. Ah oui, on allait oublier : Charlotte a sélectionné Miles Bridges lors de la dernière Draft, un joueur capable de faire ça :

Au-delà de ses capacités athlétiques surhumaines, Bridges est un joueur prometteur capable de défendre en NBA, et qui n’est pas maladroit aux tirs. Une bonne pioche qui participe activement au bon début des Hornets.

Ce qu’il faut savoir sur les Pistons de Detroit

Ah les Pistons ! Les gars ont entamé la saison en feu avec quatre victoires consécutives, avant de trébucher en enchaînant cinq revers de suite. La victoire face à Orlando, hier, équilibre leur bilan – 5v-5d – (ils jouent face Atlanta, ce soir) mais les problèmes restent nombreux. A commencer par leur attaque. Detroit souffre pour nourrir la marque (25e attaque de la ligue selon NBA/Stats.com). Leur défense sauve un peu les meubles, mais il y a clairement un manque d’efficacité collective en attaque avec beaucoup trop de ballons perdus, et trop de jeu en un-contre-un. Et trop de fautes.

Heureusement, le duo Griffin/Drummond domine à l’intérieur, et permet à l’équipe de pointer à la 4e place de la NBA aux rebonds. Blake Griffin est irréprochable pour le moment, et fait la démonstration de son talent chaque soir, avec 27,3 points/match, 10,7 rebonds, et 4,6 passes décisives en moyenne. Le seul joueur à plus de 20pts, 10rbs et 4 pd en moyenne par match avec Giannis Antetokounmpo.

Il a aussi développé un tir longue distance étonnamment fiable, avec 40,7% de réussite à longue distance sur près de six tentatives par match. Andre Drummond, tant qu’il ne joue pas face à Joel Embiid, est une machine de destruction dans la raquette et en défense : 18,9 points/match et 16,6 rebonds en moyenne.

Maintenant, les fans des Pistons aimeraient beaucoup voir le reste de l’effectif se mettre au niveau de leur deux stars. Reggie Jackson (35,9% aux tirs, 30,4% à trois points) et Stanley Johnson (36,4% aux tirs et 28,2% à trois points) ne savent toujours pas shooter. Ce qui est un problème quand ces deux joueurs cumulent plus de 21 tentatives aux tirs par match à eux deux. Et puis il y a le mystère Reggie Bullock. Redoutable artilleur la saison passée (48,9% aux tirs, 44,5% à trois points), l’arrière ne parvient pas à trouver la cible depuis l’entame de la saison : 29,9% aux tirs, 23,3% à trois points. De quoi vous donner la nausée. Tant que les joueurs autour de Griffin et Drummond ne seront pas plus fiables en attaque, les Pistons continueront de végéter autour des dernières places qualificatives pour les playoffs dans la conférence Est. Dommage.

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