#NBASundays : des Wolves libéréééééés, délivréééééés

Karl-Anthony Towns et les Wolves affrontent les Grizzlies, dimanche, à 21h30. [Abbie Parr / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Chaque semaine, CNEWS propose avec #NBASundays de décrypter le duel du dimanche soir en NBA, accessible en France en prime time sur NBA League Pass et sur beIN Sports.

Leur affreux cauchemar est enfin terminé. Les Minnesota Timberwolves accueillent les Grizzlies de Memphis au Target Center, ce dimanche, pour une rencontre à suivre en direct sur beIN Sports ou NBA League Pass à partir de 21h30.

C’est une nouvelle saison qui commence pour les jeunes loups du Minnesota. Le départ de Jimmy Butler aux Sixers samedi dernier vient de libérer le club de la prise d’otage qu'il exerçait sur la franchise depuis l’été. Ces derniers mois ont été particulièrement éprouvants pour les Wolves après que Butler ait ouvertement critiqué certains de ses coéquipiers (principalement les deux jeunes stars de l’équipe, Wiggins et Towns) et exigé un transfert (en pourrissant sérieusement l’ambiance en attendant que cela se produise). S’ils pointent actuellement à l’avant-dernière place de la conférence Ouest, les hommes de Tom Thibodeau espèrent bien redresser la barre après les arrivées de Robert Covington et de Dario Saric dans l’effectif, deux joueurs en provenance de Philadelphie dans l’échange avec Butler. Et leur victoire face aux Pelicans dans la nuit de mercredi à jeudi est un premier signe encourageant.

En face, les Grizzlies arrivent en pleine confiance. Après une saison 2017-2018 gâchée par les blessures et les défaites à répétition, Memphis a reconstruit son effectif à l’intersaison avec le recrutement de joueurs discrets mais solides – notamment Garrett Temple, Shelvin Mack et Kyle Anderson. Surtout, l’équipe a récupéré son meneur titulaire, Mike Conley, après une saison quasiment blanche l’an passé en raison d’une blessure à la cheville. On aurait presque oublié à quel point ce joueur – qui pointe à la 9e place des joueurs les mieux payés de la NBA (devant Harden et Durant quand même) – est redoutable quand il partage le terrain avec Marc Gasol. Cela fait maintenant onze ans qu’ils réalisent des pick n’roll sur le terrain, et ils le font avec une redoutable efficacité. Ce ne sont pas les Bucks, qui se sont fait plier à domicile par Memphis dans la nuit de mercredi à jeudi, qui diront le contraire.

Ce qu’il faut savoir sur les Memphis Grizzlies

On ne donnait pas cher de la peau de Memphis au début de la saison. Mais force est de constater que l’équipe coachée par Bernie Bickerstaff Jr. se montre solide depuis le début de saison. Le retour de Mike Conley dans l’effectif y est pour beaucoup. Le maître à jouer de Memphis est le leader à la marque (19,2 pts/match) et à la passe (5,6 PD/match). Sa capacité à défendre a toujours été sous-estimée, et il sait se montrer « clutch » dans les moments chauds, comme il l’a récemment prouvé face aux Bucks – l'une des meilleures équipes de la ligue s’il faut le rappeler – dans la nuit de mercredi à jeudi avec un panier assassin dans les dernières secondes de la rencontre.

Le seul problème de Mike Conley pour le moment se situe au niveau de l’adresse : 39,7% aux tirs, 30,9% à trois points. Ce qui n’est pas complètement anormal après une saison blanche. Son efficacité offensive devrait s’améliorer à mesure qu’il retrouve ses repères. Et pour le moment, cela n’empêche pas le duo qu’il forme avec Marc Gasol d’être redoutable. Ces deux joueurs se connaissent par cœur. Normal après onze années à partager les victoires et les défaites sous le même maillot. Le pivot espagnol commence l’année doucement d’un point de vue statistique, mais plante un fabuleux 43,6% de ses trois points pour le moment. Son sens de la passe et son QI basket restent une valeur sûre.

La bonne forme actuelle des Grizzlies doit également beaucoup au recrutement de l’intersaison. Garrett Temple, en provenance de Sacramento, s’est transformé en un excellent tireur/défenseur (12,2 pts/match, 38,6% à trois points, +5,2 de Net Rating). Shelvin Mack impressionne lui aussi dans un rôle de stabilisateur au poste de meneur en sortie de banc, avec une redoutable efficacité aux tirs : 51,9% de réussite, 47,2% à trois points. La sélection de Jaren Jackson Jr. lors de la dernière Draft se révèle payante. S’il est maladroit à trois points pour le moment (21,4%) – ce devait être un de ses points forts – il ne manque pas de combativité sur le terrain et évite de commettre trop d’erreurs en défense. Malgré les blessures de certains joueurs clefs – notamment JaMychal Green et plus récemment Dillon Brooks – Memphis réalise un excellent début de saison pour le moment. Une belle surprise !

Ce qu’il faut savoir sur les Minnesota Timberwolves

Tout le monde peut souffler. Maintenant que le cirque médiatique imposé par Jimmy Butler a pris fin, Minnesota peut regarder l’avenir avec un peu plus de sérénité. Accusés par leur ancien coéquipier d’être trop nonchalants sur le terrain, de ne pas être des compétiteurs dans l’âme, Karl-Anthony Towns et Andrew Wiggins – deux joueurs que le club a signés pour les années à venir – peuvent continuer paisiblement leur carrière. Oui, ils ne sont pas parfaits, mais le potentiel de ces deux joueurs de 23 ans reste fascinant. Leur marge de progression est énorme.

Les arrivées de Dario Saric et Robert Convington dans l’échange qui a envoyé Jimmy Butler aux Sixers devraient donner à l’équipe une belle profondeur de banc. L’un est un excellent défenseur qui n’est pas maladroit à trois points, l’autre dispose d’un jeu intérieur raffiné et se montre capable de tirer de n’importe quel endroit sur le terrain. Plus important encore, Towns et Wiggins sont désormais les seuls maîtres à bord. Et l’ambiance au sein de l’équipe a déjà changé de façon drastique depuis le départ de Butler. Si les deux joueurs se sont gardés de le critiquer ouvertement après l’officialisation de son transfert – ils ont même été étonnement positifs dans leurs commentaires – Towns ne s’est pas privé de lancer une pique pas tout à fait subtile après la belle victoire des Wolves face aux Pelicans d’Anthony Davis. « Toutes les équipes dans lesquelles j’ai été et qui avaient du succès étaient celles où tout le monde s’appréciait et s’amusait », a-t-il lancé. « Ces choses qui paraissent futiles – plaisanter, rigoler, discuter, toutes ces choses qui peuvent paraître puériles – ce sont elles qui permettent de construire une camaraderie entre les joueurs », a-t-il poursuivi. Ce qui donne une idée de l’ambiance nauséabonde qui devait régner dans le vestiaire quand Butler était là.

Karl-Anthony Towns dispose clairement des capacités nécessaires pour devenir une star incontestée dans la ligue. Voir et entendre Jimmy Butler questionner ouvertement sa motivation et son statut de leader a certainement été un moment très éprouvant pour lui. Ces derniers matches, Towns est apparu plus motivé que jamais à l’idée de rappeler à la Terre entière l’étendue de son talent. Avec Andrew Wiggins, il compte reprendre les rênes de l’équipe, et démontrer que, non, l’équipe n’a pas besoin de Jimmy Butler pour gagner. Les deux joueurs sont bien entourés, avec un mix de vétérans (Rose, Gibson, Teague) et de jeunes talents prometteurs (Saric, Okogie, Jones). Actuellement avant-derniers au sein de la conférence Ouest, les loups de Minnesota ne peuvent que remonter la pente. Du moins, c’est ce qu’ils espèrent. Mais désormais, ce sera à leur manière.

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