Le PSG et Lyon au rendez-vous, par Pierre Ménès

Auteur de l’égalisation face au Shakhtar Donetsk, Nabil Fekir a permis à l’OL de se qualifier pour les huitièmes de finale pour la 10e fois de son histoire. Auteur de l’égalisation face au Shakhtar Donetsk, Nabil Fekir a permis à l’OL de se qualifier pour les huitièmes de finale pour la 10e fois de son histoire.[Newspix / Icon Sport]

Peu de monde aurait sans doute parié sur ce scénario à l’issue du tirage au sort de la phase de groupe. Deux clubs français sur trois sont parvenus à se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, sachant que Monaco, en proie à de telles difficultés depuis le début de la saison, n’avait aucune chance de jouer un rôle.

Cela n’arrive pas si souvent pour ne pas s’en féliciter. Mais les qualifications de Paris et de Lyon interviennent après une campagne compliquée et chaotique, durant laquelle beaucoup se sont émus des résultats des formations tricolores, et donc du niveau de la Ligue 1. Certains commentaires avaient même été très virulents, notamment à l’égard du PSG après le match aller contre Naples (2-2), où Angel Di Maria a sauvé les Parisiens dans les arrêts de jeu, et surtout après la défaite inaugurale à Liverpool (3-2).

Qu’est-ce qu’on n’avait pas encore entendu sur ce club sans âme, composé de starlettes, qui était tout sauf une équipe. C’était peut-être vrai contre le club italien, mais c’était un peu exagéré de tomber de la sorte sur le champion de France à l’issue de son revers à Anfield, même si sa prestation avait été indigne. Ce match était intervenu beaucoup trop tôt dans la saison, avec Neymar qui revenait doucement, Edinson Cavani qui était encore loin de sa forme ou encore Thomas Tuchel qui n’avait eu tout son groupe que quelques jours sous la main.

Sur les trois derniers matchs, que ce soit à Naples (1-1), contre Liverpool (2-1) et à Belgrade (1-4), les Parisiens ont démontré qu’ils étaient capables de jouer en équipe et avec un degré d’intensité et de motivation très élevé. Après la rencontre, certains ont rétorqué que ce n’était que l’Etoile Rouge de Belgrade. Sauf que la formation serbe n’avait pas encaissé le moindre but à domicile et elle avait fait match nul face aux Napolitains (0-0), avant de battre les Reds (2-0). Aller gagner là-bas sur ce score, c’est tout sauf anodin.

Bien sûr, Tuchel réussit des tours de passe-passe et fait de vrais choix tactiques et d’hommes, mais il ne faut pas être naïf. Paris, c’est Neymar et Kylian Mbappé. Avec ou sans eux, ce n’est pas du tout la même équipe. On peut dire tout ce que l’on veut, la clé du PSG appartient à ses deux stars. Maintenant, il faut espérer un tirage au sort un peu plus clément pour les huitièmes de finale, pas comme lors des deux saisons précédentes. Autrement dit, éviter l’Atlético Madrid et Tottenham.

L'ol capable du pire et du meilleur

De son côté, Lyon est l’équipe de tous les paradoxes. En Ligue 1, ils sont capables de réaliser de gros matchs comme de passer au travers. On a l’impression que les jeunes stars lyonnaises jouent un peu au gré de leurs envies, comme en témoigne leur parcours dans cette Ligue des champions. L’OL s’est qualifié en n’ayant remporté qu’un seul match, celui d’ouverture à Manchester City (1-2), et a fait deux grands matchs face à la meilleure équipe de son groupe, tout en étant mal récompensé lors du match nul au Parc OL (2-2). En revanche, les Gones ont été moins en verve contre Hoffenheim et le Shakhtar à domicile. Mais ils ont assuré l’essentiel en allant chercher le nul dont ils avaient besoin à Kiev.

Et là aussi, on peut remarquer que c’est Nabil Fekir qui a inscrit le but de la qualification. L’attaquant lyonnais est moins en forme que la saison dernière, mais il reste ce joueur décisif. Bruno Genesio ne s’y pas trompé dans ces déclarations d’avant-match, où il avait insisté sur son importance dans cette équipe. Au passage, pour un entraîneur «tout nul», Genesio a quand même offert un billet en huitièmes de finale. Même si Lyon a de grandes chances de tomber sur un «monstre». Mais quand on voit leurs rencontres face à City, tomber contre un gros, c’est finalement ce qui pourrait arriver de mieux aux Lyonnais…

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