Michel Tavares : « Mon style de boxe se rapproche plus des Cubains »

Michel Tavares combattra en février prochain à Paris. [Victor Arques]

Présent à l'avant-première de Creed II et à l’inauguration d’un « sporting ground » à Paris, le boxeur français Michel Tavares s’est confié sur le film mais également sur sa carrière.

Qu’avez-vous pensé du film « Creed II » ?

J’ai été agréablement surpris. Il est dans la continuité du premier et j’ai beaucoup apprécié.

En tant que boxeur professionnel, est-ce un bon film de boxe ?

Je trouve que c’est très bien tourné. Les réalisateurs ont sélectionné des professionnels de la boxe pour encadrer le film sans oublier que les acteurs (Michael B. Jordan et ) ont eu de véritables entraînements (comme Sylvester Stallone à l’époque de Rocky). Ce qui permet d’avoir de très bons combats.

L’ouverture de cette salle de boxe au complexe Emile Anthoine, c’est une bonne chose pour le développement du noble art en France ?

C’est favorable à notre discipline, c’est une très bonne chose. Je ne peux qu’en être ravi pour les prochains boxeurs qui essaieront de représenter la France dans les années à venir.

Comment se déroule la préparation de ton prochain combat (9 février à Paris) ?

Je suis en plein de dedans actuellement. Le combat (son sixième chez les professionnels, 5 victoires, ndlr) - arrive très vite donc il ne va pas falloir relâcher la pression.

Vous avez 29 ans et pourtant vous êtes arrivé sur le tard chez les professionnels. Est-ce difficile ?

J’ai fait la WSB (semi-pro) et l’APB pendant un an. J’ai un bon panel d’expérience, je ne suis pas inquiet. On peut arriver tard dans le monde professionnel mais tout dépend comment on gère sa carrière et qui nous entoure.

Est-ce qu’il y a une vraie différence entre le monde amateur et le monde professionnel ?

Ce sont deux mondes. Chez les amateurs, on est couvés car il y a toute une équipe derrière nous. Nous sommes mis dans d’excellentes conditions que ce soit avec les entraîneurs, les kinés etc. Mais chez les professionnels, c’est totalement différent. On est livré à nous même. A nous de créer notre propre équipe et staff pour arriver au sommet. Ce n’est pas évident mais c’est pour ça qu’il faut bien s’entourer.

D’où vient votre surnom, « Le Cubain » ?

J’ai souvent été à Cuba et mon style de boxe se rapproche plus de style cubain que de l’européen.

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