Mondiaux : une énième désillusion pour Martin Fourcade

Martin Fourcade n'a pas remporté la moindre médaille en Suède. Martin Fourcade n'a pas remporté la moindre médaille en Suède.[Petter Arvidson / Bildbyran / Icon Sport]

La médaille d’argent d’Antonin Guigonnat a redonné le sourire à tout le clan tricolore. Mais elle peine à dissimuler la nouvelle déconvenue de Martin Fourcade sur la mass-start de clôture des Championnats du monde de biathlon à Ostersund.

Hors du coup, le quintuple champion olympique a terminé à la 24e place à de plus de deux minutes du vainqueur italien Dominik Windish et quitté la Suède sans la moindre médaille dans ses bagages. Une contre-performance qu’il n’avait plus connu depuis ses premiers Mondiaux à Peyongchang en 2009, alors qu’il avait tout misé dessus dans une saison décevante, où il n’a jamais été en mesure de rivaliser avec Johannes Boe.

«J’accuse le coup chaque jour un peu plus. J’ai l’impression que c’est un trou sans fond qu’il y a sous mes pieds», a-t-il commenté à l’arrivée.

A des années lumières de son meilleur niveau, qui a fait de lui le maitre incontesté de la discipline avec sept gros globes de cristal consécutifs, il a été l’ombre de lui-même tout au long de l’hiver aussi bien sur les skis que derrière sa carabine. «C’est une situation qui est compliquée sportivement, a-t-il convenu. Je sens sur la piste que c’est difficile et qu’il n’y a ni l’énergie physique ni mentale pour pouvoir faire des choses de bien.»

Mais, en grand champion, Martin Fourcade est loin de se décourager. «Il y a encore de belles choses à faire, a-t-il assuré. Les résultats des copains me le prouvent. Je sais aussi qu’il me faut une sorte d’électrochoc. J’ai besoin de tourner la page de cette saison compliquée pour me relancer sur la prochaine avec beaucoup de motivation.»

Mais avant il sera à Oslo, à partir de jeudi, pour la dernière étape de la Coupe du monde. «Une médaille n'aurait pas sauvé ma saison en termes de vécu et ce sera pareil à Oslo. Une victoire n’effacerait pas tout ce que j’ai vécu. Forcément, j’ai envie d’y aller, de vivre ces finales parce que, même si c’est très difficile, une saison commence à l’ouverture et se termine aux finales. Pour tourner la page et ouvrir un nouveau chapitre, il faut terminer celui-là, avec toute la difficulté qu’il comporte.»

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