Marathon de Paris : En pleine polémique, Clémence Calvin bat le record de France

Ce record risque d’alimenter la polémique. Et les questions. Dans la tourmente ces dernières semaines pour une suspicion de soustraction à un contrôle antidopage au Maroc fin mars, Clémence Calvin a battu le record de France, ce dimanche, sur le Marathon de Paris, terminé à la 4e place, avec un temps de 2h 23min 41sec.

Sur la ligne de départ, sur les Champs-Élysées, la vice-championne d’Europe, en août dernier à Berlin, était au cœur de toutes les attentions. Mais, loin d’être affectée et éprouvée par les événements, elle est apparue souriante et détendue, alors que sa présence demeurait incertaine sur la plus belle avenue du monde. Suspendue à titre provisoire par l’agence française de lutte contre le dopage (AFLD), l’athlète tricolore avait finalement été autorisée à prendre le départ, vendredi, par le Conseil d’Etat, mais elle a attendu, ce dimanche matin, pour retirer son dossard auprès des organisateurs.

Et si sa préparation a été fortement perturbée et houleuse, entre conférence de presse, plateaux télé ou encore bataille juridique, Calvin n’en était pas moins en jambes dans les rues de la capitale pour effacer des tablettes le record de Christelle Daunay (2h 24min 22sec) établi en 2010. Sous réserve d’homologation… «Je me suis accrochée jusqu’au bout, n’en déplaise à mes détracteurs. (…) J’ai le courage de ceux qui tiennent le coup et qui sont plantés comme la Tour Eiffel», a-t-elle lancé à l’arrivée.

«je reviendrai pour battre mon nouveau mon record de France»

Un autre marathon l’attend désormais, mais sur un autre terrain. Ciblée par deux enquêtes, l’Auvergnate va devoir se défendre pour prouver sa bonne foi et son innocence. «Si j’ai pu courir c’est parce que le conseil d’Etat a levé la sanction de l’AFLD, c’est un premier pas vers la justice. Je n’ai peur de rien, ni de personne», a-t-elle assurée, déjà tournée vers ses prochains objectifs. «Après du repos, je reviendrai pour battre mon nouveau mon record de France. Je suis toujours là.»

Encore faut-il qu’elle soit sortie d’affaire. Clémence Calvin risque quatre ans de suspension et l’annulation de ses résultats depuis son infraction si celle-ci est reconnue, comme le stipule le code mondial antidopage. Son dossier va être instruit par l'AFLD, ce qui peut prendre plusieurs semaines, avant qu’elle ne passe devant la commission des sanctions de l’agence.

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