Une saison au goût d'échec pour le PSG ?

Kylian Mbappé et ses coéquipiers connaissent une fin de saison laborieuse. Kylian Mbappé et ses coéquipiers connaissent une fin de saison laborieuse.[Anthony Dibon/Icon Sport]

A moins d’un invraisemblable cataclysme, le PSG sera champion de France. Peut-être dès mercredi en cas de victoire à Nantes ou dimanche lors de la venue de Monaco au Parc des Princes. Mais quel goût aura le 8e titre de son histoire ? Surtout suffira-t-il à sauver la saison du club de la capitale qui a accumulé les déceptions ?

Si la perte de la Coupe de la Ligue, après son élimination en quarts de finale contre Guingamp (1-2), peut être qualifiée d’accident de parcours, le nouvel échec dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions dans des conditions aussi exaspérantes qu’honteuses a sérieusement mis à mal l’exercice parisien. A cette débâcle s’est s’ajouté l’humiliant revers subi, dimanche, à Lille (5-1), le pire de l’ère qatari, qui renforce l’idée d’une saison au goût très amer une semaine après avoir manqué une première occasion d’être sacré face à Strasbourg (2-2).

Les absences longue durée de Neymar et Edinson Cavani, les blessures à répétition et un effectif trop limité en quantité ont été évoqués par Thomas Tuchel, qui a déjà réclamé du renfort pour la saison prochaine. «On joue depuis longtemps sans Ney (Neymar), sans Edi (Edinson Cavani). On fait des entraînements avec douze, treize, quatorze joueurs. (…) Il nous manque beaucoup de joueurs mais tout le monde accepte ça parce que on gagne, on gagne, on gagne. Mais c’est trop», a pesté le coach allemand. Mais ils ne peuvent être l’unique cause de l’enchaînement des désillusions, même si elles ne peuvent occulter les performances en championnat (26 victoires, 3 nuls et 2 défaites).

Kylian Mbappé a mis, lui, le doigt sur un problème d’état d’esprit. Un mal récurrent ces dernières années qui empêche le club de gravir les échelons sur la scène européenne. «On doit jouer avec plus de personnalité, a exhorté l’attaquant parisien. C’est un de nos défauts et il va falloir vite corriger ça.» Dès ce mercredi à la Beaujoire pour sauver les apparences d’une fin de saison devenue pesante et éprouvante dans les corps comme dans les têtes. Et elle pourrait tourner au fiasco pour Tuchel et ses joueurs si Paris ne réalise pas le doublé avec la Coupe de France contre Rennes dans dix jours (27 avril). Avant une intersaison qui promet, quoi qu’il arrive, d’être très agitée.

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