Roland-Garros : Faut-il être inquiet pour Rafael Nadal ?

Rafael Nadal n’a toujours pas remporté le moindre titre cette saison. Rafael Nadal n’a toujours pas remporté le moindre titre cette saison.[Pascal Della Zuana/Icon Sport]

C’est un petit tremblement de terre dans le monde de la petite balle jaune. A moins de deux de semaines de Roland-Garros, Rafael Nadal n’a toujours pas remporté le moindre titre cette saison, encore moins sur sa surface fétiche, lui l’ogre de l’ocre.

Et il ne reste plus qu’au Majorquin le Masters 1000 de Rome, où il est tenant du titre et octuple lauréat, pour regoûter aux joies d’un sacre et ne pas débarquer bredouille à Paris. Avant son escapade romaine, le numéro 2 mondial a, à chaque fois, été stoppé en demi-finale, que ce soit à Monte-Carlo par Fabio Fognini, à Barcelone par Dominic Thiem ou dernièrement à Madrid par Stefanos Tsitispas. Un bilan plus que respectable et honorable pour la majeure partie des joueurs du circuit.

Mais pas quand on s’appelle Rafael Nadal et qu’on a glané cinquante-sept de ses quatre-vingts trophées sur terre. «J’ai su beaucoup gagner sur cette surface pendant de nombreuses années, cette année ça ne se passe pas comme ça, j’en reste proche mais je ne réussis pas à gagner, il faut l’accepter», concède-t-il. Avant de dédramatiser la situation : «Ce qui arrive en ce moment est plus normal que ce qui s’est passé ces quatorze dernières années…»

Cette disette n’est pas sans rappeler celle vécue en 2015 lorsqu’il avait rallié les Internationaux de France sans aucun titre en poche sur ocre. Et elle ne présage rien de bon, le Taureau de Manacor ayant été maté dès les quarts de finale par Novak Djokovic cette année-là. Mais il en faut plus pour inquiéter l’homme aux 17 Grands Chelems, qui fêtera ses 33 ans le 3 juin prochain. «Je vais essayer de travailler comme il faut, avec la bonne attitude, et de croire en mes chances, croire dans le fait que les choses vont bien se passer», a-t-il confié, loin d’être abattu.

Car s’il n’a pas obtenu les résultats escomptés, l’Espagnol, arrêté pendant un mois de mi-mars à mi-avril pour soigner une énième blessure au genou, a su senti une montée en puissance au fil des tournois. Inquiétant en Principauté, il avait élevé le ton en Catalogne avant d’être plus convaincant dans la capitale espagnole. «Je pense que j’ai fait quelques pas en avant, peut-être pas assez mais les choses s’améliorent», a-t-il assuré. Et puis, pour faire plier «Rafa» sur la terre battue parisienne, il faudra ferrailler au meilleur des cinq sets. Une toute autre histoire et un défi seulement relevé par Robin Soderling et Novak Djokovic ces quatorze dernières années.

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