Le service de sécurité de Bolsonaro soupçonné d'avoir bloqué la VAR lors de Brésil-Argentine

Le président brésilien Jair Bolsonaro était présent dans les tribunes lors de la demi-finale de la Copa America Brésil-Argentine (2-0), mardi 2 juillet à Belo Horizonte (Brésil). Le président brésilien Jair Bolsonaro était présent dans les tribunes lors de la demi-finale de la Copa America Brésil-Argentine (2-0), mardi 2 juillet à Belo Horizonte (Brésil). [Mauro PIMENTEL / AFP]

Jair Bolsonaro de nouveau au coeur d'une polémique. Selon le média brésilien Globo Esporte, le service de sécurité du président brésilien aurait bloqué la VAR lors de la demi-finale de la Copa America opposant le Brésil et l'Argentine (2-0), ce mardi 2 juillet.

La protection rapprochée du chef d'Etat d'extrême droite, présent au match (qui se déroulait à Belo Horizonte, au sud-est du Brésil), se serait branchée sur la même fréquence de transmission que celle utilisée par les assistants vidéos pour échanger avec l’arbitre central.

Cela aurait provoqué des interférences, brouillant les communications entre les arbitres. Le comité d'organisation de la Copa America a reconnu qu'il y avait eu des problèmes avec la VAR, tout en affirmant qu'ils avaient été réglés avant le coup d'envoi de la rencontre.

Il a précisé que les appareils faisant interférence ont été éteints, ce qu'a confirmé l’agence nationale de télécommunications (ANATEL) dans un communiqué. Le comité a également nié que la radio présidentielle ait été à l'origine de ces désagréments. Quant à la Conmebol (la confédération sud-américaine), elle a assuré n'avoir détecté aucune anomalie dans les communications entre l'arbitre central et les assistants vidéos.

Les Argentins furieux contre l'arbitrage

Après le match, remporté par le Brésil, les joueurs argentins - notamment la star Lionel Messi - s'étaient plaint de l'arbitrage, selon eux à l'avantage des Brésiliens. Ils avaient notamment estimé que deux penaltys auraient dû être sifflés en leur faveur. Deux actions litigieuses pour lesquelles l'arbitre n'avait pas utilisé la VAR.

Le lendemain du match, la Fédération argentine de football (AFA) a envoyé un courrier de six pages à la Conmebol pour se plaindre de «graves et grossières erreurs d’arbitrage» durant la rencontre. Elle a par ailleurs dénoncé la présence jugée trop imposante de Jair Bolsonaro, «qui n’est passée inaperçue ni pour les joueurs, ni pour les dirigeants, ni pour le public, car ses manifestations politiques ont été évidentes pendant le cours du jeu» selon l’AFA. Le président brésilien s'est notamment fait remarquer à la mi-temps du match, en faisant un tour d'honneur sur la pelouse.

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