Tout savoir sur Stéphanie Frappart, arbitre française de la Supercoupe d’Europe

La Française Stéphanie Frappart a commencé l'arbitrage à 18 ans. [Damien MEYER / AFP]

Désignée pour arbitrer la Supercoupe d’Europe entre Liverpool et Chelsea, ce mercredi soir au Vodafone Park d'Istanbul, la Française Stéphanie Frappart est une pionnière.

«Cela fait plusieurs années déjà que Stéphanie Frappart prouve qu'elle est l'une des meilleures femmes arbitres non seulement sur la scène européenne mais aussi à l'échelle mondiale», a expliqué Roberto Rosetti, responsable en chef de l'arbitrage de l'UEFA.

Âgée de 35 ans, la femme en noir officiait en Ligue 2 depuis 2014 jusqu’à sa promotion en Ligue 1 cet été. Celle qui a commencé l’arbitrage à 18 ans «est capable de diriger des rencontres de très haut niveau, comme elle l'a prouvé lors de la finale de la Coupe du monde féminine cette année, ajoute Roberto Rosetti. J'espère que ce match à Istanbul lui apportera encore plus d'expérience, alors qu'elle est au sommet de sa carrière arbitrale».

Exigeante et discrète, elle était devenue la première femme à diriger un match de Ligue 1, en avril, un match nul entre Amiens et Strasbourg (0-0).

«Elle a beaucoup de diplomatie»

«Elle a beaucoup de diplomatie. Et, quand on est entraîneur, homme, on est sous pression, on s'énerve... Il suffit qu'elle sorte un regard, un sourire, un geste...et ça s'arrête», a confié à son sujet l'entraîneur de Lille Christophe Galtier.

«Elle a une petite voix mais elle a du charisme, de la personnalité. Elle utilise des mots justes, elle explique, elle est diplomate et on peut discuter avec elle. Elle ne cherche pas à se mettre en avant. Son objectif, c'est vraiment le jeu», avait de son côté assuré le milieu d'Orléans Pierre Bouby, qui l'avait présentée comme «la meilleure arbitre en Ligue 2».

Seule femme à pouvoir vivre en partie de ses fonctions d'arbitre, la native d'Herblay (Val-d'Oise) travaille encore trois jours par semaine à côté dans une fédération sportive. «Une sorte de semi-professionnalisme avec un fixe mensuel et des indemnités de matches», selon Pascal Garibian, le patron des arbitres français.

Un trio féminin pour le match de mercredi

Stephanie Frappart marche dorénavant dans les pas de l'Allemande Bibiana Steinhaus, la première femme à avoir dirigé un match de Bundesliga, et ceux de Nelly Viennot, qui a officié en première division française mais seulement au bord de la touche, comme arbitre assistante.

Elle n'est cependant pas la première femme à arbitrer un match de compétition masculine de l'UEFA : la Suissesse Nicole Petignat était en effet au sifflet pour trois matches de qualification de Coupe de l'UEFA entre 2004 et 2009.

Dans son aventure turque, ce mercredi, elle ne sera pas seule. Elle sera assistée de deux autres femmes, sa compatriote Manuela Nicolosi et l'Irlandaise Michelle O'Neill. Le quatrième arbitre officiel sera un homme, le Turc Cuneyt Cakir.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles