«La seule façon de l'arrêter, c'est de lui donner 10 bananes à manger» : un consultant viré en direct après des propos racistes sur Lukaku

«La seule façon de l'arrêter, c'est de lui donner dix bananes à manger», a déclaré un consultant italien au sujet de l'attaquant de l'Inter Milan Romelu Lukaku. «La seule façon de l'arrêter, c'est de lui donner dix bananes à manger», a déclaré un consultant italien au sujet de l'attaquant de l'Inter Milan Romelu Lukaku. [Miguel MEDINA / AFP]

Nouveau dérapage dans le football italien. Un consultant, intervenant sur la chaîne de télévision Top Calcio 24, a tenu dimanche 15 septembre des propos racistes envers l'attaquant de l'Inter Milan Romelu Lukaku, avant d'être viré en direct par le directeur des programmes de la chaîne.

Lors d'une émission de débriefing de la journée de Serie A, Luciano Passirani, ancien dirigeant de l'Atalanta Bergame, a voulu faire l'éloge de l'attaquant belge, déjà auteur de deux buts en trois matchs de championnat, mais a conclu son analyse par une remarque extrêmement raciste.

«Je ne vois aucun joueur de son calibre dans le championnat, ni à l’AC Milan, ni à l’Inter, à la Roma ou à la Lazio. [...] Il a quelque chose en plus. Il sait marquer, il transcende une équipe. En un contre un, c’est un tueur. La seule façon de l'arrêter, c'est de lui donner dix bananes à manger», a déclaré le consultant.

Même si Luciano Passirani s'est excusé pour ses propos choquants, le directeur des programmes de la chaîne, Fabio Ravezzani, est apparu en direct à la fin de l'émission, pour présenter lui-même ses excuses et annoncer la suspension d'antenne de son consultant.

Lukaku déjà victime de cris de singe

«Monsieur Passirani a 80 ans et pour complimenter Lukaku, il a utilisé une métaphore raciste. C'était un terrible manque de discernement. Je ne peux pas tolérer ce genre de fautes, même momentanées», a-t-il déclaré. «Avec beaucoup de regrets, on ne pourra plus l'inviter, même s'il a été le premier à s'excuser.»

Ce n'est pas la première fois que Romelu Lukaku est victime de racisme depuis son arrivée cet été en Italie, en provenance de Manchester United. Il avait été la cible de cris de singe, lancés par des supporters de Cagliari, le 1er septembre dernier, alors qu'il s'apprêtait à tirer un penalty.

Sur Instagram, il avait ensuite réagi en appelant les joueurs à «s'unir» et à «prendre position» face au racisme. Mais il n'avait même pas reçu le soutien de ses propres supporters. Dans un communiqué, les ultras de l'Inter avaient affirmé que les cris de singe entendus à Cagliari n'étaient pas du racisme, mais seulement un moyen de «déstabiliser» les adversaires et de les rendre «nerveux».

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