Coupe du monde de rugby : Le XV de France sur la pointe des pieds au Japon

Guilhem Guirado et ses coéquipiers sont loin de partir favoris. Guilhem Guirado et ses coéquipiers sont loin de partir favoris.[Dave Winter/Icon Sport]

A près de 10.000 kilomètres de Paris, le XV de France va lancer, ce samedi 21 septembre, sa Coupe du monde contre l’Argentine à Tokyo (Japon) avec la mission première d’atteindre dans un premier temps les quarts de finale.

Et si cet objectif paraît peu ambitieux, c’est avant tout parce que les Bleus ne seront pas favoris dans un groupe C comprenant également l’Angleterre, les États-Unis et les Tonga. Pour passer le stade des poules, les hommes de Jacques Brunel doivent terminer aux deux premières places.

Autant dire que ce premier match face aux Pumas est d’ores et déjà décisif. «Même si ce match n’a pas de caractère capital, il important pour la suite de la compétition. Tout le monde le sait. On connaît la poule», a confié Yoann Huget.  «Si on perd, on ne sera pas éliminé. Mais si on gagne, on va se faciliter la tâche», a indiqué, de son côté, Jefferson Poirot.

Bonne nouvelle, le pilier tricolore et ses coéquipiers auront un avantage psychologique sur les Pumas qu’ils ont battu lors de leurs deux derniers affrontements dont un qui avait eu lieu sur le sol argentin (0-27).

Toutefois, en Coupe du monde, c’est une autre histoire. Les Sud-américains se sont imposés deux fois lors de l’édition 2007. Ce sera donc un véritable combat que vont devoir livrer les Tricolores, qui retrouvent une compétition qu’ils avaient quitté sur une humiliation il y a quatre ans en quarts de finale (62-13 contre la Nouvelle-Zélande). Depuis, ils n’ont pas beaucoup brillé. Avec un bilan de 36% de victoires depuis 2015, les Bleus ne se présenteront pas avec un statut de favoris. «Il faut être ambitieux mais rester humbles, travailler dans notre coin et prendre match après match, a souligné Arthur Iturria. On va déjà essayer de très bien rentrer dans la compétition contre l’Argentine.» Avant de rêver d’aller plus loin.

Et pourquoi pas se retrouver en finale le 2 novembre comme en 2011 lorsque les hommes de Marc Lièvremont s’étaient inclinés face aux All Blacks d’un petit point (8-7) alors que personne ne les attendait à ce niveau. A cette nouvelle génération de surprendre et d’écrire l’histoire. Dans le bon sens.

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