Racisme dans le foot : un match à huis clos pour la Bulgarie, un deuxième avec sursis

Supporters bulgares dans les  tribunes lors du match contre l'Angleterre en qualifs pour l'Euro-2020 de football, le 14 octobre 2019 à Sofia [NIKOLAY DOYCHINOV / AFP/Archives] Supporters bulgares dans les tribunes lors du match contre l'Angleterre en qualifs pour l'Euro-2020 de football, le 14 octobre 2019 à Sofia [NIKOLAY DOYCHINOV / AFP/Archives]

La Bulgarie a été condamnée à un match à huis clos et à un deuxième avec sursis, à la suite des incidents racistes survenus le 14 octobre lors du match face à l'Angleterre, qualificatif pour l'Euro-2020 et qui avaient déclenché l'indignation au Royaume-Uni, a annoncé mardi l'UEFA.

La commission de discipline de l'UEFA a également infligé à la Fédération bulgare une amende de 75.000 euros pour racisme et une autre de 10.000 euros pour les perturbations par ses supporters durant les hymnes.

La Bulgarie, dernière du groupe A, recevra donc la République tchèque dans un stade vide le 17 novembre, pour la dernière rencontre de sa campagne de qualification à l'Euro-2020.

Elle sera sous le coup d'un deuxième match à huis clos durant une période probatoire de deux ans, a précisé l'UEFA.

L'institution européenne a également infligé une amende de 5.000 euros à la Fédération anglaise pour les perturbations par ses supporters durant les hymnes.

Une procédure avait été ouverte dès le lendemain du match, le 15 octobre, pour «comportement raciste», en raison des «chants et saluts nazis» adressés par une partie du public bulgare lors du match remporté 6-0 à Sofia par l'Angleterre.

Une frange du public présent dans le stade Vassil Levski à Sofia s'en était pris verbalement aux joueurs noirs de l'équipe anglaise. A deux reprises, le match avait dû être interrompu.

Le président de la Fédération bulgare avait annoncé sa démission tandis que Londres avait exigé de l'UEFA des «punitions fermes».

Le même jour, le président de l'UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin avait assuré que l'instance était «déterminée à tout faire pour éliminer» le racisme du football, soulignant que ses sanctions étaient «parmi les plus sévères».

Pour une fédération, la sanction «minimum» en cas d'acte raciste est un huis clos partiel ou total du stade.

Le président de la FIFA Gianni Infantino avait lui plaidé en faveur d'une interdiction mondiale de stade pour les spectateurs coupables d'actes racistes.

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