Raymond Poulidor est décédé

Un champion de plus s'en est allé. L'une des légendes du cyclisme français, Raymond Poulidor, s'est éteinte ce mercredi 13 novembre à l'âge de 83 ans.

L’ancien champion est parti à Saint-Léonard-de-Noblat, commune où il résidait en Haute-Vienne. Hospitalisé depuis début octobre, «il avait le cœur très fatigué», a confié son épouse Gisèle avec qui il était marié depuis 58 ans et avait eu deux filles (Isabelle et Corinne).

Coureur charismatique et talentueux, Raymond Poulidor avait tristement hérité du statut «d’éternel second». Un surnom tronqué tant il possède tout de même l’un des plus beaux palmarès du cyclisme tricolore.

Le Limousin a notamment remporté Milan-San Remo (1961), le Championnat de France sur route (1961), la Flèche Wallonne et le Grand Prix des Nations (1963), le Tour d'Espagne (1964), le Dauphiné (1966 et 1969), Paris-Nice (1972 et 1973) et tant d'autres, pour un total de 189 victoires en carrière.

La rivalité avec Jacques Anquetil

Évidemment, ce qui lui a manqué, c’est une victoire sur le Tour de France. A huit reprises sur le podium final entre 1962 et 1976, Raymond Poulidor a souvent terminé derrière son grand rival Jacques Anquetil. Un duel qui a d’ailleurs divisé la France à cette époque. D’un côté, le Normand élégant, distant et ambitieux, de l’autre le Limousin au visage buriné modeste et accessible.

Issu d’une famille modeste des Gouttes, hameau d’un petit village de la Creuse, Masbarraud-Mérignat, Poulidor était devenu à l’âge adulte «Poupou». Un surnom affectueux lui fut très vite donné par le public qui appréciait plus encore la sportivité et la simplicité du champion, que ses performances.

Depuis l’annonce de son décès, les réactions se sont succédé aussi bien en France que dans le monde entier. Preuve de la trace que laissera ce grand champion qu’était Raymond Poulidor. «Il avait aussi parfaitement conscience que ne pas avoir eu le maillot jaune contribuait à sa légende, a d’ailleurs commenté le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme. Raymond était au-delà du sport.»

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