Le PSG ne voit pas clair dans son jeu

Neymar et Kylian Mbappé ont sauvé le PSG à Montpellier. Neymar et Kylian Mbappé ont sauvé le PSG à Montpellier.[Alexandre Dimou/Icon Sport]

Confortablement en tête de la Ligue 1, invaincu et assuré de terminer en tête de sa poule en Ligue des champions, tout va bien pour le PSG. Ou presque. Car si le club de la capitale accumule les résultats positifs, il peine à convaincre dans le jeu, comme encore, samedi, à Montpellier (1-3).

Mené jusqu’à un quart d’heure du coup de sifflet final, le champion de France, bien aidé par l’expulsion héraultaise, s’en est remis à ses individualités et au talent de Neymar et Kylian Mbappé pour inverser la tendance et sauver les apparences. Une récurrence depuis le début de la saison pour l’équipe de Thomas Tuchel qui continue d’enchainer les prestations sans saveur avec un fond de jeu loin d’être séduisant, même si le coach parisien s’est dit «très content de la manière» à la Mosson.

Peu importe le système de jeu utilisé et les joueurs alignés sur le terrain, les coéquipiers de Thiago Silva éprouvent les pires difficultés dans l’animation offensive et à se créer des situations dangereuses. Et contrairement aux années précédentes, Paris semble avoir une marge beaucoup plus réduite sur ses adversaires hexagonaux, alors que, paradoxalement, il possède peut-être son meilleur effectif depuis l’arrivée des Qataris à la tête du club.

«Nous sommes dans une phase où on ne joue pas notre meilleur style. Les choses ne sont pas trop faciles pour nous. C’est difficile de se créer beaucoup d’occasions, de jouer un peu plus fluide», avait convenu Tuchel avant le déplacement à Montpellier, où cela s’est encore vérifié.

L’entraîneur allemand a beau retourner le problème dans tous les sens, il ne parvient pas à trouver les solutions pour rendre son équipe beaucoup plus attrayante et en faire en rouleau-compresseur qui écrase tout sur son passage. «On cherche des solutions pour retrouver notre style et marquer des buts», a-t-il assuré. Et il va falloir faire vite. Car l’absence de fond jeu pourrait s’avérer fatal, notamment sur la scène européenne, là où Paris fonde tous ses espoirs.

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