Recrutements, Ligue des champions… André Villas-Boas sème le doute sur son avenir à l'OM

André Villas-Boas a envoyé quelques messages en conférence de presse. [Icon Sport]

Tout se passait trop bien à l'OM. Mercredi, André Villas-Boas a critiqué la stratégie du club et semé le doute sur son avenir. De quoi faire redescendre sur terre les supporters marseillais.

Deuxième de Ligue 1 après une première partie de saison que personne n’imaginait, le club phocéen, même s’il est encore trop tôt pour y penser, se dirige tout doucement vers des retrouvailles avec la Ligue des champions la saison prochaine. De quoi ravir les fans évidemment. Sauf que l’OM reste l’OM. Et que lorsque tout va bien, et bien rien ne va au final.

Très remonté, André Villas-Boas a rappelé mercredi que son avenir était «intimement lié» à celui d’Andoni Zubizarreta, le directeur sportif olympien, dans l’hypothèse où l’arrivée récente d’un spécialiste du mercato anglais, Paul Aldridge serait une menace pour l’Espagnol. Une information révélée par L’Equipe et qu’AVB a appris «avec surprise.» «Si cette décision va contre ce qui a été fait en six mois, sportivement, par moi et Andoni, je suis à ses côtés», a indiqué l’ancien entraîneur de Porto et Chelsea.

«aucune garantie»

«Je voulais répondre avec franchise, mais je ne peux pas, a confié Villas-Boas. Je dois faire attention à ce genre de question. (…) Le projet reste le projet dans l’intégralité des relations de confiance et c’est toujours ma façon de vivre. Je m’en fous des propositions. J’ai des contacts comme j’en ai toujours eu de plusieurs clubs. Mais je m’en fous. J’ai 5 ans de carrière encore. Je l’ai dit à Porto que j’allais faire quinze ans et j’ai dit que j’allais faire le Dakar. Je me fous des propositions. Je regarde ce qui m’intéresse d’un point de vue sportif, culturel, de vie. Avec ça vous avez plus ou moins une idée de ma position.»

Le Portugais a rappelé qu’il ne souhaite pas qu’on touche à son groupe, sauf les jeunes, mais qu’il n’a reçu «aucune garantie» en la matière. Il ajoute même qu’une bonne saison permettra de mieux les vendre encore, mais en juin. André Villas-Boas a également souligné qu’il avait spectaculairement redressé le club, 2e et en course pour la Ligue des champions, après laquelle il court depuis sept ans.

Ca n’est pas du même acabit que la célèbre conférence de presse de Marcelo Bielsa qui avait dézingué son président de l’époque Vincent Labrune. AVB a été beaucoup plus policé. Mais le contenu reste le même. A suivre.  

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