L’Italien Roberto De Zerbi, nouvel entraîneur de l’Olympique de Marseille, a donné, ce mardi, sa toute première conférence de presse. Voici tout ce qu’il faut retenir.
Son arrivée et son choix de l’OM
«Il y a deux raisons, le sérieux que j'ai vu quand j'ai parlé avec Pablo (Longoria) et Medhi Benatia. Et puis l'OM, c'est l'OM. J'ai eu de bons souvenirs du club quand j’ai joué contre l'OM avec Brighton. J'ai aussi parlé d'une discussion qui n'avait pas abouti avant que j'aille entraîner Brighton. Le football, c'est mon travail mais aussi une passion. Ce public, ce stade, cette équipe à Marseille, c'est quelque chose de singulier. J'espère que l'on fera du bon travail et que les gens m'apprécieront comme personne et comme entraîneur.»
Son style de jeu
«Je me définis comme un malade de football, qui le vit de manière exagérée. Le football, c'est blanc ou noir pas gris. D'un point de vue footballistique, il faut jouer avec courage, s'amuser sur le terrain tout en sachant ce que l'on doit faire. On a beaucoup de talent dans cet effectif. Il faut que les joueurs aient conscience de ce qu'ils doivent faire et la manière dont ils abordent les choses que l'on fait.»
Le jeu de l’équipe de France
«Je pense qu'un entraîneur doit faire le jeu qu'il veut faire et ils sont tous différents. Il est important de savoir ce qu'on doit faire sur le terrain, il faut une bonne organisation sur le terrain. A la fin le résultat arrive grâce au talent du club, au travail du club, le sérieux des joueurs et les idées de l'entraîneur. Je ne pense pas qu'il y ait un seul moyen de gagner et plein de facteurs doivent être pris en compte. Je suis Italien et l'Italie a une histoire avec les trophées en jouant en contre, mais moi je pense autrement, mon éducation footballistique est différente. Il faut jouer avec passion et toujours mettre quelque chose en plus»
Le fait de ne pas être qualifié pour une coupe d’Europe
«Je suis triste et c'est dommage car j'aurais voulu pouvoir jouer le jeudi. Le mardi ou mercredi (Ligue des champions, ndlr), c'était encore mieux mais le jeudi (Ligue Europa, ndlr), c'était déjà bien. On va jouer un match semaine. J'aurais préféré jouer l'Europe aussi pour les joueurs que l'on essaye de recruter.»
Le recrutement et les jeunes
«On travaille beaucoup sur le mercato, on va beaucoup changer pendant le mercato parce qu'un entraîneur arrive avec ses envies et a ses exigences. Le club me soutient depuis le début. On veut une équipe forte avec une identité marquée sur le terrain. Ce sera ma responsabilité de donner une identité de jeu. On veut des joueurs qui ont conscience de ce que c'est de jouer à Marseille. Je ferai toujours mon travail en respectant la politique du club. (…) Évidemment qu'on aura besoin des jeunes. Je suis habitué à donner du temps de jeu aux joueurs. Ce n'est pas un problème pour moi de lancer des jeunes s'ils ont le talent suffisant. On pousse trop souvent à lancer les jeunes et à écarter les vétérans. Je n'hésiterais pas à lancer des jeunes et à faire jouer les vétérans qui le méritent. Je prends ainsi l'exemple de Pierre-Emerick Aubameyang.»
Ses objectifs
«A la fin du mercato, je répondrai en tout honnêteté à cette question. Mais aujourd'hui, ce n'est pas possible car on n'a pas l'équipe définitive. Mon premier objectif, comme dans tous mes clubs, c'est de rendre fiers les gens qui viennent nous voir au stade. En tant que supporteur, je voulais pouvoir m'identifier aux joueurs sur le terrain. Et ça, c'était déjà le cas à Foggia, Sassuolo et Brighton.»
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