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Jannik Sinner blanchi après deux contrôles positifs : «Faut peut être-arrêter de nous prendre pour des cons, non ?», réagit Lucas Pouille

Jannik Sinner s'est justifié en expliquant que la substance avait été ingérée suite à l'utilisation d'un spray pour une plaie au niveau du doigt de son kiné. [David Kirouac-USA TODAY Sports-Reuters News Picture Service]

Ce mardi, l'Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) a annoncé que Jannik Sinner avait été blanchi après deux contrôles positifs à une substance interdite. Une décision qui fait énormément réagir dans la sphère tennis, notamment du côté de Nick Kyrgios et du Français, Lucas Pouille, qui pensent que le numéro 1 mondial aurait dû être suspendu.

Trop d'indulgence pour Jannik Sinner ? Mardi, l'Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) a publié un communiqué dans lequel elle annonce que Jannik Sinner avait été testé positif au Clostébol, une substance interdite, au cours du mois de mars. L'agence a expliqué que, malgré ces deux tests positifs, le numéro un mondial n’était pas coupable de négligence dans le cadre du programme antidopage du tennis.

En effet, sa défense a été jugée convaincante par l'instance. Jannik Sinner s'est justifié en expliquant que la substance avait été ingérée suite à l'utilisation d'un spray pour une plaie au niveau du doigt de son kiné, qui lui a ensuite transmis lors d'un massage. Du côté de ses compères tennismans, les réactions ont été nombreuses et certains joueurs ont manifesté leur mécontentement face à la passivité de l'instance à l'égard du numéro 1 mondial. 

Lucas Pouille, tennisman français, ancien 10e mondial, n'a pas compris l'indulgence de l'ITIA et l'a fait savoir sur son compte X : «Faut peut-être arrêter de nous prendre pour des cons, non .. ?», a-t-il posté quelques minutes après la diffusion de l'information. Interrogé sur ce tweet, Lucas Pouille a expliqué le fond de sa pensée : «À partir du moment où tu as été testé positif, tu dois prendre comme tout le monde, tu dois être suspendu. Je le répète mais visiblement on n’est pas tous logés à la même enseigne», a-t-il expliqué dans un entretien à RMC Sport

«La seule raison pour laquelle il est autorisé à jouer est qu'il rapporte de l'argent à l'ATP»

Un agacement partagé par Nick Kyrgios. L'enfant terrible du tennis australien qui n'a jamais sa langue dans sa poche pense également que l'Italien, Jannik Sinner, devrait être suspendu après ses deux tests positifs. «C'est ridicule, que ce soit accidentel ou planifié. On vous teste deux fois avec une substance interdite (stéroïde)... vous devriez être suspendu pendant deux ans. Vos performances ont été améliorées. Crème de massage... Ouais, c'est bien», a-t-il écrit sur son compte X.

Selon l'Australien, le numéro 1 mondial est protégé par l'ATP parce qu'il fait gagner de l'argent à l'organisation : «La seule raison pour laquelle il est autorisé à jouer est qu'il imprime de l'argent pour l'ATP. Pourquoi son équipe utilise-t-elle un stéroïde anabolisant qui aide à développer la masse musculaire ? Chaque année, nous recevons une liste de ce qui est acceptable et de ce qui ne l'est pas. Il a échoué. Il devrait être banni», déclare-t-il dans un autre tweet.  

des sanctions différentes selon le niveau des joueurs ?

Le tennisman canadien, Denis Shapovalov abonde dans le même sens que ses collègues en se demandant ce «que ressentent actuellement tous les autres joueurs bannis pour substances contaminées» et en appuyant sur le fait que les règles ne sont pas les mêmes pour tous les joueurs. 

Une inégalité pointée du doigt par de nombreux joueurs qui font référence aux décisions prises par l'ITIA concernant d'autres cas. En effet, en juillet 2023, Mikael Ymer avait écopé d'une suspension de dix-huit mois en raison de manquements à ses obligations de localisation dans le cadre de la lutte antidopage. Nicolas Jarry, joueur chilien, avait lui été suspendu onze mois en 2019 après avoir été contrôlé positif à des substances anabolisantes (ligandrol et stanozolol). Comme Jannik Sinner, le joueur s'était défendu en expliquant n'avoir jamais tenté de se doper et que certaines de ses vitamines avaient été contaminées. À l'époque, l'ITF avait expliqué que le joueur chilien n'avait pas fait de «faute ou de négligence significative». Malgré tout, le joueur avait été interdit de jouer pendant près d'un an. 

Une histoire qui ébranle le monde de la petite balle jaune à quelques jours du début de l'US Open. Le dernier grand chelem de la saison se déroulera à New York du 26 août au 8 septembre 2024.

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