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Tony Parker : «Cela aurait été génial de jouer avec Victor Wembanyama»

Tony Parker est actuellement le président de l'ASVEL. [Icon Sport]

A l’occasion des NBA Paris Games 2025, Tony Parker, légende des San Antonio Spurs, était présent dans la capitale. Il a notamment répondu aux questions de CNEWS lors d’un échange chez l’un des partenaires de la NBA.

A l'occasion d'un événement organisé par Emirates, partenaire de la NBA, Tony Parker, légende du basket français et des San Antonio Spurs, s'est confié auprès de CNEWS sur sa carrière ainsi que sur le basket en général. Et évidemment, il était question de Victor Wembanyama qui était à Paris toute la semaine dernière pour les NBA Paris Games 2025.

En voyant ces matchs NBA à Paris avec votre ancienne franchise des San Antonio Spurs, est-ce que vous avez l’envie de rejouer ?

Je suis très bien à la retraite. Non mais c’est vrai qu’il y a un peu de nostalgie. En 2003, nous étions venus avec les Spurs (pour un match de présaison contre les Memphis Grizzlies, ndlr), on venait de remporter mon premier titre NBA et à 21 ans, c’était cool de partager ça avec le public français, de jouer devant ma famille, mes amis. Il n’y a pas beaucoup de joueurs NBA qui ont l’opportunité de jouer en France avec leur propre franchise. J’ai pu venir deux fois avec San Antonio en France. La deuxième fois, c’était à Lyon en 2006, à l’Astroballe contre l’ASVEL. Et on avait ensuite affronté le Maccabi Tel-Aviv à Bercy. Et cette semaine, avec les deux matchs des Spurs contre Indiana, j’ai un peu vécu ça de nouveau car c’était vraiment magique. Et les Spurs, c’est un peu une équipe française et j’y ai contribué. Et là, c’est Victor (Wembanyama) qui a gardé la tradition et ramené la franchise au plus haut. On a la chance d’avoir ce type de joueur en France.

Vous êtes très attaché à la ville de Lyon et ses alentours entre l’ASVEL et vos autres activités… 

J’adore Lyon. J’adore cette ville. Ils m’ont adopté. Lorsque je cherchais un projet basket, je voulais Paris car j’y ai commencé et à l’époque, c’était impossible. Puis je me suis tourné vers l’ASVEL. Et j’ai découvert une ville incroyable. Lyon, c’est la capitale de la gastronomie. Paul Bocuse, c’est un peu le Michael Jordan des chefs. Je suis tombé amoureux de cette ville. Je suis président de l’ASVEL hommes et femmes. J’ai une académie également. On peut être fier parce qu’on a sorti deux joueurs qui ont fini numéros 1 de la draft NBA : Victor Wembanyama (2023) et Zaccharie Risacher (2024 qui évolue aux Atlanta Hawks). Et j’ai investi dans le ski.

Pour vous, qu’est-ce qui fait une légende du basket ? Etre un grand joueur qui marque les esprits ou avoir les titres NBA ? 

Je pense qu’il faut avoir les deux. Sur le terrain, il faut être performant, il faut marquer l’histoire de ton sport. Il faut les titres aussi. Et il faut aussi faire des choses en dehors. Je pense que pour entrer au Hall of Fame, il faut avoir un impact sur tout. C’est important d’être reconnu sur le terrain et en dehors. Mais en vrai, je pense que ce sont les gens qui décident. Comment tu les as inspirés, tu les as marqués. Charles Barkley n’a jamais remporté de titre mais il est considéré comme une légende par beaucoup.

Le meilleur moment de ma carrière reste la médaille d'or à l'Euro avec la France

 

Quel est le moment de votre carrière que vous aimeriez rejouer ?

La médaille d’or avec l’équipe de France. EN NBA, j’ai gagné tôt (21 ans). Alors ue l’équipe de France, pendant 13 ans on n’a pas gagné. Ça a été long. Je me suis toujours dit que si je ne gagnais pas de titre avec les Bleus, je n’aurais pas réussi ma carrière. Et en 2013, on perd contre Miami avec les Spurs et je ne voulais pas forcément venir à l’Euro… mais finalement j’ai dit oui. En même temps, ce n’était pas compliqué de me faire venir sous le maillot de l’équipe de France. Premier match, on se prend une belle défaite contre l’Allemagne et finalement, on va au bout avec ce discours que vous connaissez et on décroche enfin cette médaille d’or. C’est un peu la philosophie de notre coach chez les Spurs Gregg Popovich. Il y a une pierre que tu souhaites casser. Tu tapes sans cesse, 100 coups, 1.000 coups. Rien. Et au bout du 2.000e coup, ça casse. Et ce n’est pas le 2.000e coup qui a cassé, ce sont toutes les tentatives cumulées. Et voilà, c’est pareil avec notre titre à l’Euro.

Est-ce que cela vous aurait plu de jouer avec Victor Wembanyama ?

Bien sûr ! Bon déjà moi, et c’est mon opinion, j’ai eu l’honneur de jouer avec le meilleur ailier fort de l’histoire de la NBA, Tim Duncan. C’est pour ça que Victor a la pression. Il y a une tradition de «Big men» aux Spurs avec Tim Duncan et David Robinson. Mais évidemment, ça aurait été génial de jouer avec lui. En équipe de France, avec un grand comme lui, on aurait pu taper plus de fois l’Espagne. C’est marrant quand je jouais, je n’avais pas trop de grand. Je n’avais pas de Rudy, Mathias ou Victor. J’avais Boris mais ce n’était pas le plus grand. On aurait gagné plus de médailles d’or avec lui en équipe de France. Mais je suis très fier de ma carrière, des joueurs avec qui j’ai joué. Et en tant que pionnier, je suis fier de voir l’équipe de France où elle est aujourd’hui. A notre façon, on a inspiré plusieurs joueurs actuels.

Quel serait votre 5 majeur All Time sans vous ? 

Stephen Curry, Michael Jordan, LeBron James, Tim Duncan et Shaquille O’Neal.

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