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Tennis : pourquoi Novak Djokovic et d’autres joueurs attaquent-ils l’ATP et la WTA en justice ?

Les joueurs ont intenté une série d’actions en justice aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne. Les joueurs ont intenté une série d’actions en justice aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne. [Hugo Pfeiffer/Icon Sport]

Novak Djokovic et une vingtaine de joueurs de tennis ont décidé d’intenter une série d’actions en justice, ce mardi, contre plusieurs instances de gouvernance du sport dont l’ATP et la WTA.

Tremblement de terre dans le monde du tennis. Une vingtaine de joueurs de tennis ont intenté, ce mardi, une série d’actions en justice aussi bien aux États-Unis, qu’au Royaume-Uni et dans l’Union européenne. Elle vise l’ATP et la WTA, qui régissent respectivement les circuits masculin et féminin, mais aussi la Fédération internationale de tennis (ITF) et l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (Itia), qui sont accusées de promouvoir un «système corrompu, illégal et abusif».

«Les joueurs sont piégés dans un système injuste»

Ces joueurs et joueuses ont été soutenus dans leur démarche par l’Association des joueurs de tennis professionnels (PTPA), co-fondée par Novak Djokovic et le Canadien Vasek Pospisil. «Le tennis est cassé. Les joueurs sont piégés dans un système injuste qui exploite leur talent, supprime leurs revenus et met en danger leur santé et leur sécurité. Nous avons épuisé toutes les options pour réformer par le dialogue», a regretté le directeur exécutif du syndicat Ahmad Nassar.

L’Australien Nick Kyrgios, la Française Varvara Gracheva ou encore l’Américain Reilly Opelka se sont associés à la procédure intentée par la PTPA aux États-Unis, alors que le Français Corentin Moutet et le Japonais Taro Daniel se sont joints à l’action initiée au Royaume-Uni. Et les plaignants déplorent notamment «un calendrier insoutenable», avec des tournois programmés sur quasiment toute l’année, et un «mépris envers les joueurs», contraints de «subir des matchs qui s’achèvent à 3h du matin».

Ils regrettent également de devoir «jouer avec des balles différentes d’une semaine à l’autre», entraînant des blessures chroniques «au poignet, au coude et à l’épaule», tout en pointant du doigt les «contrôles antidopage aléatoires au beau milieu de la nuit» et les «interrogatoires» sans avocat pour les défendre. Ils reprochent aussi aux instances de gouvernance «d’exploiter financièrement les joueurs», bien que les mieux classés d’entre eux amassent plusieurs millions d’euros chaque année.

«Les conditions actuelles - calendrier exigeant, incertitude financière, soutien inapproprié - sont insoutenables. Les joueurs actuels et les prochaines générations méritent mieux. Nous n’abandonnerons pas avant qu’un réel changement advienne !», a lâché la Roumaine Sorana Cirstea, qui occupe la 101e place au classement WTA. Avec l’espoir que leur message soit entendu.

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