La lauréate du Tour de France Femmes 2025, Pauline Ferrand-Prévot, va percevoir dix fois moins d'argent que le vainqueur de la Grande Boucle masculine.
C’est un sujet qui fait débat : la somme versée à la vainqueure du Tour de France Femmes est dix fois inférieure à celle du lauréat chez les hommes, Tadej Pogačar, sacré dimanche dernier.
En effet, Pauline Ferrand-Prévot touchera environ 50.000 euros (2e : 25.000 – 3e : 10.000) à l’arrivée à Châtel, contre 500.000 euros pour les hommes. Une somme généralement partagée au sein de l’équipe, à laquelle s’ajoutent les gains obtenus lors des étapes (1ère : 4 .000 euros – 2e : 2 .000 euros), le classement de la coureuse au maillot à pois (3.000 euros pour la première place), blanc et vert, ainsi que la position de l’équipe au classement collectif (6.000 euros pour la première place).
Ces montants cumulés, PFP devrait donc percevoir au moins 60.320 euros, auxquels s’additionnent 2.500 euros (à partager) pour la troisième place de son équipe, Visma-Lease a Bike, au classement par équipes.
Perpétuer la course
Plusieurs raisons expliquent cet écart. Les femmes disputent 9 étapes, contre 21 chez les hommes. Surtout, il s’agit de pérenniser l’épreuve avant de comparer les primes, par ailleurs en hausse, selon la directrice du Tour de France Femmes, Marion Rousse, qui préfère souligner les progrès réalisés ces dernières années.
«Elles peuvent désormais vivre du vélo», se félicite régulièrement David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale (UCI). L’organisme garantit un salaire annuel brut de 38.000 euros aux professionnelles salariées.
Au total, 264.152 euros ont été distribués aux coureuses durant l'épreuve.