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Pierre Rolland : «Je me suis rendu compte que le sport faisait totalement partie de mon équilibre de vie»

Pierre Rolland est resté très actif après sa retraite. [DR]

Pierre Rolland, ancien cycliste professionnel, va participer au 555 Maroc, une toute nouvelle épreuve gravel d’ultradistance du BikingMan, du 19 au 21 septembre autour de Marrakech.

Un nouveau défi. A la retraite depuis 2022, l’ancien cycliste Pierre Rolland, vainqueur de l’étape de l’Alpe d’Huez sur le Tour de France en 2011, reste toujours actif. Après avoir disputé son premier Marathon de Paris en avril, il s’attaque ce vendredi au 555 Maroc, nouvelle épreuve gravel d’ultradistance du BikingMan. Au menu, 500 km, 8.000m de dénivelé à parcourir en moins de 60 heures. Il s’en est expliqué à CNEWS.

Comment vous êtes-vous préparé pour ce BikingMan ?

Préparation… c’est un bien grand mot. Pendant tout le mois de juillet, je n’ai quasiment pas pu monter sur le vélo puisque j’étais mobilisé en tant qu’ambassadeur du Tour de France, ce qui rend très compliqué d’avoir une vraie routine d’entraînement. Mais ces dernières semaines, j’ai pu enchaîner de belles sorties longues. L’idée n’était pas tant de travailler la performance que de tester le matériel dans toutes les conditions possibles, pour ne pas être pris au dépourvu une fois sur place au Maroc. Parce qu’il ne faut pas l’oublier : c’est plus de 500 kilomètres en autonomie complète. Cela veut dire être capable de se gérer soi-même physiquement, mais aussi de gérer sa mécanique, son alimentation, son hydratation… Bref, tout ce qui fait partie de l’aventure.

Quelles seront les difficultés à gérer ?

Les principales difficultés seront évidemment liées au terrain et à l’inconnu. On sort totalement des routes traditionnelles, on peut se retrouver avec des pistes caillouteuses, du sable, des chemins improbables… et tout cela sur une très longue distance. Le ravitaillement est également un vrai sujet : il faut savoir anticiper, ne pas se tromper dans la gestion de ses réserves. En résumé, ce sont toutes ces petites choses imprévisibles qui font le sel – mais aussi la complexité – de ce type d’épreuve.

Le gravel n’est pas forcément la discipline la plus connue du grand public. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste-t-elle ?

Le gravel, c’est un peu le vélo de route qui ne s’arrête pas là où la route s’arrête. C’est un vélo qui ressemble beaucoup à une machine de route, mais qui permet de basculer sur une piste ou un chemin dès que l’asphalte disparaît. C’est avant tout un vélo d’aventure, qui permet d’affronter quasiment tous les terrains et de couvrir de très longues distances. On peut y ajouter de la bagagerie pour partir en totale autonomie. Pour moi, c’est devenu le meilleur outil pour découvrir, voyager, explorer, que ce soit en solo, entre amis ou même en famille.

À quel point est-ce important pour vous de rester actif depuis votre retraite professionnelle ?

Cela fait bientôt trois ans que j’ai mis un terme à ma carrière, et je dois avouer qu’au début, il y a eu une petite période de flottement. Il fallait retrouver l’envie, le temps, et surtout un nouvel équilibre. Mais assez vite, je me suis rendu compte que le sport faisait totalement partie de mon ADN et de mon équilibre de vie. Aujourd’hui, j’ai besoin de me fixer des objectifs, d’avoir des défis comme ce BikingMan au Maroc. Ça me rappelle un peu ma vie d’avant : avoir une échéance, un challenge, une raison de s’entraîner. C’est ce qui me permet de rester actif, en bonne santé et en pleine forme.

Les Mondiaux de cyclisme ont lieu très prochainement au Rwanda. Quels sont vos favoris ?

C’est un rendez-vous que je suivrai avec beaucoup d’intérêt, d’autant que je connais très bien le Rwanda pour y être allé à deux reprises. C’est un pays magnifique, avec un public incroyable, donc ce sera forcément un championnat du monde très particulier et mémorable.

Côté favoris, il n’y aura pas de grande surprise : Tadej Pogacar, s’il est bien au départ, sera évidemment l’homme à battre. Côté Français, on espère tous voir un ou plusieurs coureurs briller. La meilleure chance française se trouve peut-être du côté des féminines, avec Pauline Ferrand-Prévot. Après son magnifique Tour de France Femmes, elle arrive avec un statut de favorite, voire de grande favorite, et elle a les moyens d’aller chercher un nouveau maillot arc-en-ciel.

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