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Tennis : les confidences d’une légende sur son addiction à la cocaïne et son cancer de la prostate

Bjorn Borg a remporté cinq fois Wimbledon et six fois Roland-Garros. [PictureAlliance / Icon Sport]

Dans une autobiographie publiée jeudi, Björn Borg, légende du tennis, s’est confié sur son addiction passée à la cocaïne et son cancer de la prostate. 

Il a décidé de se confier. Le Suédois Björn Borg, véritable icône du tennis dans les années 1970, s’est livré dans ses mémoires, intitulés «Hjärtslag» («Battements de coeur, un mémoire»), publiée jeudi sur son addiction passée à la cocaïne et son cancer de la prostate.

«La première fois que j'ai essayé la cocaïne, j'ai ressenti un coup de fouet aussi fort que ce que le tennis m'avait donné autrefois, a écrit celui qui est âgé de 69 ans. Ses pires années de dépendance se déroulent à Milan alors qu'il est marié à la chanteuse italienne Loredana Bertè.

«J'avais honte comme un chien»

«Nous (lui et son ex-épouse ) avions de mauvaises fréquentations et (...) la drogue et les pilules (étaient) à portée de main. Là, j'étais plongé dans les ténèbres les plus profondes», raconte-t-il. En 1996, il s'effondre, à cause d'une sévère descente de drogue, sur un pont au Pays-Bas juste avant un match vétéran. Quand il se réveille à l'hôpital, son père se tient devant lui. «Il ne disait rien, c'était tellement embarrassant», se remémore-t-il jeudi dans l'émission Skavlan sur la chaine publique SVT. «J'avais honte comme un chien».

Il révèle également dans son livre avoir eu un cancer de la prostate, découvert en septembre 2023. «Le risque de propagation existe, et c'est quelque chose avec lequel je vais devoir vivre pendant un certain temps, dans l'angoisse de savoir, tous les six mois, si le cancer a été détecté à temps», relate Björn Borg qui assure aujourd'hui bien se porter, et faire du sport tous les jours. «Je n'ai pas joué au tennis depuis six ans», admet-il toutefois.

Interrogé sur le dopage dans le tennis, il dit «savoir que cela existe chez les juniors». Borg y mentionne Jannik Sinner, n°2 mondial, qui a recommencé à travailler avec son ancien préparateur physique Umberto Ferrara, impliqué dans ses contrôles positifs à un anabolisant qui lui avaient valu une suspension de trois mois du circuit. «Il a renvoyé l'un de ses entraîneurs, son préparateur physique. Et ensuite, une fois que tout s'est calmé, il a repris ce même préparateur physique, je trouve ça très étrange. Je n'en sais pas plus», lâche-t-il.

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