Grâce à sa large victoire contre l’Ukraine (4-0) et au 400e but en carrière de Kylian Mbappé, auteur d’un doublé, l’équipe de France a décroché, ce jeudi, sa qualification pour la Coupe du monde 2026.
Les Bleus verront l’Amérique. Contrairement à 1994, où elle avait échoué à se qualifier, l’équipe de France a décroché, ce jeudi, sa qualification pour la Coupe du monde 2026, qui sera organisée l’été prochain au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique, grâce à sa large victoire contre l’Ukraine (4-0). Dans une journée si particulière, dix ans jour pour jour après les attentats islamistes du 13 novembre 2015, la soirée a tout d’abord été marquée par une vibrante Marseillaise, suivie d’une émouvante minute de silence en hommage aux 132 victimes de ces attaques survenues à Paris.
𝐃𝐈𝐑𝐄𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐋𝐀 𝐂𝐎𝐔𝐏𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐎𝐍𝐃𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟔 🌎🏆
Les Bleus s’imposent 4-0 face à l’Ukraine et se qualifient pour le mondial 🔥🔥🔥
🔜🇺🇸🇨🇦🇲🇽 pic.twitter.com/ubEzwc9i9y— Equipe de France ⭐⭐ (@equipedefrance) November 13, 2025
Après ces commémorations, le football a repris ses droits sur la pelouse du Parc des Princes, mais la situation a été longue à se décanter avec 45 premières minutes plus que ternes. Tout s’est joué au retour des vestiaires avec des Tricolores revenues avec de bien meilleures intentions sur le plan offensif. Et la rencontre a basculé peu avant l’heure de jeu. D’un éventuel pénalty pour l’Ukraine, on est passé à un pénalty pour les hommes de Didier Deschamps pour une faute sur Michael Olise. Kylian Mbappé n’a alors pas tremblé pour transformer la sentence d’une subtil panenka (55e).
Très en vue, surtout après la pause, Michael Olise a doublé la mise d’un magnifique enchaînement (76e) avant que Kylian Mbappé n’inscrive le 400e but de sa carrière, son 55e sous le maillot tricolore (83e). Entré en jeu quelques minutes plus tôt, Hugo Ekitike a également participé à la fête avec son premier but en Bleu au terme d’une combinaison avec son capitaine (88e), parachevant le succès tricolore et validant définitivement le billet de l’équipe de France.
«Il y a de la fierté d’être au rendez-vous. Il ne faut jamais banaliser ces choses-là. Sur le terrain, on a essayé de faire le job. En première période, c’était laborieux. On a mis plus de rythme en deuxième période et on a déroulé. Je pense que les supporters ont passé une bonne soirée. Jouer une Coupe du monde, c’est tellement spécial. C’est un privilège. On a une responsabilité de représenter tous les Français», s’est félicité le capitaine Kylian Mbappé au coup de sifflet final.
«J’ai profité, bien évidemment. On avait cet objectif, on l’a atteint. Je comprends que ce soit logique et normal qu’on se qualifie, mais on avait des adversaires. On ressent beaucoup de fierté, avec le staff et le groupe. Il ne faut pas banaliser. Je ne suis pas quelqu’un de très expressif, peut-être un peu plus dans la vie qu’ici, mais il faut apprécier. Je n’ai pas eu l’occasion de voir l’Amérique comme joueur. Cela fait partie de la vie. On ne peut pas tout gagner, tout avoir. Mais il y avait de la joie ce soir, malgré le contexte de ce match», a assuré, de son côté le patron des Bleus.
Mais avant de penser à traverser l’Atlantique, Didier Deschamps, qui quittera son poste de sélectionneur à l’issue du Mondial après 14 années passées à la tête de cette équipe, et ses joueurs sont attendus, dimanche, à Bakou pour leur dernier match des éliminatoires contre l’Azerbaïdjan. Une rencontre sans véritable enjeu. Du moins en apparence. Il s’agira pour certains de marquer des points pour espérer faire partie du voyage dans sept mois et faire que leur rêve américain devienne réalité.