Le XV de France s’est imposé ce samedi 15 novembre contre les Fidji (34-21), lors du second match de sa tournée d’automne à Bordeaux.
Une victoire au forceps. Au bout d'une rencontre poussive, le XV de France a dominé les Fidji, 34 à 21, à Bordeaux. Un succès bienvenu, après avoir été concassé par l'Afrique du Sud au début de cette tournée d'automne. Les Bleus termineront cette Quilter Nations Series face à l'Australie le samedi 22 novembre, au stade de France.
Le XV de France impose immédiatement sa structure de jeu et son intensité dès les premières minutes. Après un premier ballon porté efficace, Nicolas Depoortere perce au centre et marque sous les perches. Julien Marchand enchaîne ensuite en conclusion d’un maul construit dans les 5 mètres, profitant de l’infériorité numérique fidjienne pour creuser l’écart.
La dynamique reste française : sur une action rapide dans le couloir gauche, Louis Bielle-Biarrey fixe l'arrière fidjien et sert intelligemment le revenant Charles Ollivon à l'intérieur qui aplatit en puissance. À ce stade, la France mène largement (21-0e) et semble intouchable.
L’indiscipline française relance les Fidji
La rencontre bascule progressivement. Les fautes des joueurs de Fabien Galthié s’accumulent : hors-jeu répétés, gestion approximative des rucks, et plusieurs séquences défensives mal maîtrisées. Les Flying Fijians installent enfin leur jeu de puissance au centre et multiplient les charges sur les 40 mètres français.
Sur un ballon remonté avec détermination, Kalaveti Ravouvou casse deux plaquages et file inscrire le premier essai fidjien. L’écart se réduit et la France perd clairement la main.
Les minutes suivantes confirment cette tendance. Les Fidjiens progressent à nouveau sur un enchaînement bien structuré, et la défense française recule. Caleb Muntz s'illustre avec un offload lumineux à 20 mètres et Ravutaumada profite des plaquages manqués par Romain Taofifenua et Maxime Lucu pour marquer juste avant la pause. Simione Kuruvoli transforme et ramène sa sélection à sept unités.
Une longue période de flottement
Le début de seconde période est nettement fidjien. Les hommes du Pacifique imposent leur rythme, remportent les collisions et multiplient les temps de jeu près de la ligne française. Juita Wainiqolo pulvérise la ligne d'avantage à 5m de la ligne pour aplatir, puis Kuruvoli transforme pour ramener les deux équipes à égalité. Le public de Bordeaux retient son souffle car la France ne maîtrise plus aucun secteur.
Les Français peinent à remettre la main sur le ballon. Indiscipline, lancers manqués, passes approximatives, chaque tentative pour se sortir de la pression se grippe. Les Fidji en profitent pour occuper le camp français et menacer à plusieurs reprises l’en-but tricolore. Thomas Ramos redonne de l’air au pied, mais l’avantage reste fragile.
La délivrance venue de Depoortere
Dans ce contexte incertain, les Bleus trouvent enfin une ouverture. Romain Ntamack écarte magnifiquement le ballon vers Ramos, qui combine à l'intérieur avec Depoortere lancé plein fer. Le centre bordelais casse deux plaquages et file marquer l’essai qui redonne de la marge aux siens devant son public ravi. La transformation réussie de Ramos libère tout un stade.
Les dernières minutes restent rugueuses. Les Fidji menacent encore, profitant du carton jaune reçu par Thomas Ramos, mais Grégory Alldritt arrache un grattage capital devant sa ligne à deux minutes du terme. Sur l’ultime possession, les Bleus jouent intelligemment afin d'envoyer le ballon en touche.
Après quatre défaites d’affilée, la France retrouve le succès au terme d’une seconde période éprouvante. Un match loin d’être parfait, mais une réaction d’orgueil qui compte dans une morne période. Peu de performances sont à retenir après une rencontre inaboutie, hormis le match de Nicolas Depoortere, auteur d'un doublé, qui va accentuer la pression autour de Gaël Fickou.