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CAN 2025 : que risque le Sénégal après avoir quitté le terrain pendant la finale ?

Le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a invité ses joueurs à quitter la pelouse pour protester contre le pénalty accordé au Maroc. [Icon Sport]

La finale de la Coupe d'Afrique des nations entre le Sénégal et le Maroc a été marquée par la décision des Sénégalais de quitter la pelouse après le pénalty sifflé en faveur du Maroc. Une attitude qui pourrait leur coûter cher. 

Ces images ont fait le tour du monde. Celles des Sénégalais quittant la pelouse du stade Prince Moulay Abdellah après la décision de l'arbitre de la rencontre d'accorder un pénalty au Maroc, quelques instants après que le Sénégal s'est vu refuser un but. 

S'ils ont fini par revenir, finir le match et remporter la compétition, les Sénégalais risquent des sanctions pour leur comportement. 

Que dit le règlement ? 

Les textes de l'IFAB (Lois du jeu), de la Confédération africaine de football (CAF) et de la FIFA sont très explicites : aucun joueur ne peut quitter la pelouse sans l'accord préalable de l'arbitre (sauf blessure ou remplacement). L'article 12.4 de l'IFAB précise qu'un joueur doit être averti s'il «quitte délibérément le terrain sans l'autorisation de l'arbitre». Si l'on s'en réfère scrupuleusement à ce point de règlement, tous les joueurs et membres du staff sénégalais qui ont regagné les vestiaires auraient dû être avertis à leur retour sur le terrain. 

Pour le reste, le règlement est assez flou ; l’IFAB dresse une liste non exhaustive d’infractions passibles d’un avertissement, comme «se comporter de manière irrespectueuse envers le jeu» ou «se comporter de manière provocatrice ou offensante».

La CAF, elle, est un peu plus explicite. L'article 82 indique que «si, pour n’importe quelle raison, une équipe (…) refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours». Les Sénégalais seraient donc légalement sous le coup d'une défaite sur tapis vert. Mais ils sont finalement revenus sur la pelouse, sans que l'arbitre n'évoque une seule seconde un arrêt définitif du match. Il est donc peu probable que la CAF prenne une telle décision. 

Le règlement de la FIFA condamne fermement ce genre d'attitude, il stipule que «le retrait collectif est analysé comme une forme grave de protestation portant atteinte à l'image du football». 

Dans ce cas précis, l'arbitre a opté pour la médiation, en demandant au capitaine de convaincre ses coéquipiers de revenir sur la pelouse pour terminer le match. 

Les instances remontées contre le Sénégal

Si l'arbitre s'est sur le coup montré clément, les instances ont, elles, en travers de la gorge l'attitude des Sénégalais. Quitter le terrain de la sorte, qui plus est dans un match massivement suivi dans le monde entier, a fortement déplu au président de la FIFA Gianni Infantino : «Nous condamnons fermement le comportement (...) de quelques joueurs sénégalais et des membres du staff technique. Il est inacceptable de quitter le terrain de cette manière», a-t-il pesté, appelant «les instances disciplinaires compétentes de la CAF (Confédération africaine de football, ndlr)» à prendre «les mesures appropriées». 

Cette dernière n'a pas tardé à dégainer, avec le même son de cloche que du côté du président de la FIFA : «La Confédération africaine de football condamne le comportement inacceptable de certains joueurs et officiels lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal», a-t-elle affirmé.  Ajoutant qu'elle «examine toutes les images et soumettra l'affaire aux instances compétentes afin que des mesures appropriées soient prises à l'encontre des personnes reconnues coupables».

Ce qui laisse entendre que même si le Sénégal a probablement évité le pire, cette affaire pourrait ne pas en rester là. 

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