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Masters 1000 de Monte-Carlo : Moïse Kouamé, Gaël Monfils... Les Français à suivre sur le Rocher

Pour son entrée en lice, «La Monf» défiera le Néerlandais Tallon Griekspoor [Alexandre Dimou / Corine Dubreuil / Icon Sport]

Le premier Masters 1000 de la saison sur terre battue débute ce dimanche en Principauté. Et le tennis tricolore, malgré le forfait d’Arthur Fils, se présente en force avec pas moins de huit représentants dans le tableau principal. Tour d’horizon des joueurs à ne pas manquer.

La terre battue a ses rituels, ses couleurs, ses exigences. Et Monte-Carlo, perché entre ciel azur et Méditerranée, en est le sanctuaire le plus élégant qui soit. Ce dimanche s’ouvre la 119e édition du Rolex Monte-Carlo Masters, premier rendez-vous majeur de la saison sur ocre, celui qui lance la longue marche vers Roland-Garros. 

Dans ce théâtre de prestige, la France débarque en nombre : huit joueurs tricolores fouleront la terre ocre du Monte-Carlo Country Club : Arthur Rinderknech, Corentin Moutet, Ugo Humbert, Adrian Mannarino, Giovanni Mpetshi Perricard, Térence Atmane, ainsi que Gaël Monfils et Moïse Kouamé, tous deux conviés par wild card. 

Un bataillon hétérogène, fait de vétérans en bout de course et de fusées en pleine ascension, de techniciens minutieux et de joueurs capables de tout. Entre la dernière danse d’un monument du tennis français et les premiers pas fracassants d’un enfant de 17 ans, il y a toute une génération suspendue entre deux époques.

Ugo Humbert en quête de galons sur terre 

Il est, sur le papier, le chef de file de la délégation française en l’absence d’Arthur Fils. Mais à 27 ans, le Messin incarne à lui seul la frustration douce et amère du tennis français. Gaucher élégant, il possède une palette qui ferait saliver n'importe quel entraîneur. Mais la terre battue reste, pour lui, une surface à apprivoiser. 

D'autant que son entrée en lice sur le Rocher s'annonce chargée d'une électricité particulière. Le tirage l'a placé face à la pépite en devenir Moïse Kouamé dans un choc 100% tricolore, avec à la clé pour le vainqueur, la perspective d'affronter Jannik Sinner, exempté de premier tour. Ugo Humbert devra montrer qu'il veut transformer ce rôle de favori tricolore en certitude, lui dont la régularité reste le principal adversaire. 

Moïse Kouamé, un talent à polir

Il y a quelque chose de presque indécent dans la trajectoire de Moïse Kouamé. Né le 6 mars 2009 à Sarcelles, en banlieue parisienne, d’un père ivoirien et d’une mère camerounaise, le gamin a grandi avec une raquette entre les mains. En mars dernier à Miami, invité par les organisateurs, il devenait le plus jeune joueur à remporter un match en Masters 1000 depuis Rafael Nadal en 2003, à seulement 17 ans. 

Alexandre Dimou / Icon Sport

Son mentor ? Richard Gasquet, qui veille sur lui depuis sa retraite et lui transmet cette sérénité que seul l’expérience des grandes scènes peut forger. À Monte-Carlo, il cherchera à confirmer son niveau prometteur et prendre un maximum d'expérience à ce niveau. De quoi s’installer dans le top 300 mondial. 

Térence Atmane, le virevoltant gaucher 

Discret aux yeux du grand public mais redoutable sur le circuit, Térence Atmane s’est forgé une réputation de trouble-fête en Masters 1000. Grand, gaucher, armé d’un service massue, l’homme de 24 ans a franchi un cap symbolique l’été dernier en atteignant le dernier carré du Masters 1000 de Cincinnati en tant que qualifié, éliminant au passage le 4e mondial Taylor Fritz et le 7e Holger Rune. 

Sa saison 2026 confirme la tendance : il a atteint les quarts de finale à l’ATP 500 d’Acapulco et le 4e tour à Miami, entrant dans le top 50, au passage. À Monte-Carlo, le tirage ne l’a pas épargné, le plaçant d’emblée face à l’Américain Frances Tiafoe. Un test de caractère immédiat pour un joueur dont la progression ne semble pas vouloir s’arrêter. 

Gaël Monfils, la dernière danse d'un funambule 

Il y a des adieux qui méritent d’être célébrés avec éclat. Après avoir annoncé que 2026 serait sa dernière saison sur le circuit professionnel, Gaël Monfils poursuit sa tournée d’adieu, et Monte-Carlo revêt une importance toute particulière pour lui : il y avait atteint la finale en 2016. C’est en compagnie de son ami Stan Wawrinka, autre légende en fin de parcours, qu’il a foulé les courts d’entraînement de la Principauté.

Pour son entrée en lice, «La Monf» défiera le Néerlandais Tallon Griekspoor, avant un éventuel deuxième tour contre l’imprévisible Alexander Bublik. Spectaculaire, généreux, électrisant, Gaël Monfils n’a jamais joué pour autre chose que pour l’amour du jeu. Et ce Monte-Carlo 2026 est son dernier. Raison de plus pour ne pas en rater une miette.

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