Lancé à 39 ans dans une tournée d'adieu, Gaël Monfils s'est logiquement incliné face au fantasque Alexander Bublik (6-4, 6-4) pour sa dernière apparition dans le tournoi princier.
Clap de fin pour Gaël Monfils sur le Rocher. Deux jours après sa victoire sur Tallon Griekspoor, le vétéran du circuit n'a pas réussi à faire tomber Alexander Bublik ce mardi au deuxième tour du Masters 1000 de Monte-Carlo. Une défaite logique en deux sets 6-4, 6-4 pour sa dernière apparition dans le tournoi princier, dix ans après avoir été finaliste en 2016 face à Rafael Nadal.
Émoussé physiquement, le Français de 39 ans a résisté tant bien que mal avant de céder à chaque fin de set en 1h17 de jeu. Une surface devenue trop exigeante pour son physique et ses jambes. Pourtant, le Français a attaqué pied au plancher une rencontre promise aux facéties des deux hommes. Les trois premiers jeux ont été réservés aux serveurs qui ont tout lâché et n'ont laissé guère plus d'un point au relanceur. C'est la machine Monfils qui s'est grippée en premier pour offrir le break à Bublik (3-1).
Cette fois, ça y est : Gaël Monfils, éliminé par Alexander Bublik, fait ses adieux au tournoi de Monte-Carlo sous les applaudissements du public et de son adversaire 🥺 pic.twitter.com/9S2lKtKROQ
— Eurosport France (@Eurosport_FR) April 7, 2026
Trop friable sur sa seconde balle avec un taux de réussite de seulement 40% (contre 89 %), le Français s'en est remis à son génie parfois, à son mental surtout. Malgré une belle révolte qui l'a ramené à hauteur du Kazakh, le Parisien a flanché une nouvelle fois sur son service avec deux fautes directes, au pire des moments hélas. Première manche pour Bublik.
Un Alexander Bublik sérieux
Le second acte fut guère différent. Solide sur sa mise en jeu, le 11e joueur mondial a dicté les échanges face à un tricolore dans les cordes, courageux certes mais marqué par le poids de l'âge.
«Je n'ai pas réussi à faire basculer le match. J'avais un peu moins de peps, les conditions étaient plus lourdes. Alexander (Bublik) a été très solide, il n'a pas fait beaucoup de fautes. Il a été patient, malin. Il n'était pas facile à déborder, j'ai fait le maximum», soulignait-il.
Dans un duel d’amorties pendant toute la seconde manche, Bublik en est sorti vainqueur, là aussi en breakant à 5-4 pour s’offrir la victoire et rejoindre les huitièmes de finale.
Une dernière danse
Un match décousu, sans grands «hot shots» malgré deux joueurs coutumiers du fait, mais l’essentiel est ailleurs. «Encore aujourd'hui, j'ai donné le maximum et j'ai pris du plaisir. Les années passent et les jambes deviennent de plus en plus lourdes, mais l'amour du public est unique. À chaque fois que j'ai foulé ce Rocher, c'était magnifique. Un grand merci de tout mon coeur. », assurait le Parisien sur la terre orange vif du court Rainier III.
«Je me souviens de chaque match. Je m’en souviendrai du premier au dernier match. Les courts en terre battue ici sont magnifiques, et j'ai eu beaucoup de chance de pouvoir jouer 13 fois dans ce tournoi».