Alors que l’organisation du tournoi masculin de hockey sur glace des Jeux olympiques d’hiver 2030 doit être arbitrée début juin, la polémique enfle entre Paris et les régions organisatrices. Laurent Wauquiez s’oppose fermement à toute délocalisation vers la capitale et dénonce des «pressions» en ce sens.
Le lieu d’accueil du tournoi masculin de hockey sur glace des Jeux olympiques d’hiver 2030 suscite de vives tensions politiques et sportives. Initialement envisagé à Nice dans le cadre du projet Alpes 2030, le site pourrait finalement être revu, le comité d’organisation étudiant plusieurs alternatives, notamment à Lyon ou à Paris.
Une perspective que refuse catégoriquement Laurent Wauquiez, qui met en garde contre toute décision éloignant l’épreuve des régions hôtes des Jeux. «Il est inenvisageable que l’organisation du tournoi soit attribuée à Paris», a-t-il affirmé samedi, dénonçant des «pressions» en faveur de la capitale.
Une bataille entre territoires
Selon le député Les Républicains de Haute-Loire, la question est désormais claire : le tournoi doit rester ancré dans les régions organisatrices. «Il y a une très, très grosse pression de Paris», a-t-il insisté, appelant à «mettre les choses au clair» avant la décision attendue début juin.
Les Jeux olympiques d’hiver 2030 sont coorganisés par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. Pour leurs responsables, plusieurs solutions existent déjà grâce aux infrastructures sportives présentes sur leurs territoires, sans nécessité de recourir à la capitale.
À l’origine, le projet Alpes 2030 prévoyait de regrouper l’ensemble des disciplines de glace à Nice. Mais ce scénario a été remis en cause après l’élection du nouveau maire, Éric Ciotti, opposé à l’installation d’une patinoire temporaire au sein de l’Allianz Riviera, stade habituellement dédié au football.
Lyon et Paris en lice pour accueillir le hockey
Face à ces incertitudes, le comité d’organisation des Jeux olympiques (Cojop) explore désormais d’autres pistes. Deux candidatures ont été officiellement déposées : la LDLC Arena, située près de Lyon, et Paris Entertainment Company, qui exploite notamment l’Accor Arena et l’Adidas Arena.
Ces deux sites mettent en avant leur importante capacité d’accueil, un critère essentiel pour une discipline qui constitue l’un des temps forts des Jeux d’hiver et génère d’importantes recettes de billetterie.
«Les Jeux olympiques, ce n’est pas avant tout une histoire d’argent, c’est d’abord une histoire de sport, une histoire de valeurs, c’est une histoire d’ancrage dans le territoire», a encore défendu Laurent Wauquiez.