Etats-Unis : haro sur la contrefaçon sur le Web

Un clavier d'ordinateur[AFP/Archives]

Les autorités américaines ont annoncé mercredi avoir bloqué 70 sites internet soupçonnés de vendre des marchandises contrefaites utilisant des noms de marques comme Louis Vuitton, Tiffany ou Burberry ainsi que des logos d'équipes de football américain ou de baseball.

Cette opération conjointe a été initiée par le département de la Sécurité intérieure et celui de l'Immigration ainsi que par le service des douanes, dans le cadre du "Projet Copy Cat".

Certains sites visés étaient perfectionnés et imitaient particulièrement bien les sites originaux qu'ils copiaient, a expliqué à l'AFP le directeur des douanes américaines, John Morton.

"Ce sont des sites très sophistiqués qui copient les vrais, ils ne vendent pas des marchandises contrefaites à bas prix, ils font payer aux consommateurs le prix fort du vrai produit ou presque", a-t-il poursuivi.

Certains sites utilisaient aussi de fausses clés de sécurité pour faire croire aux acheteurs que les informations de leurs cartes de crédit étaient protégées.

Depuis le début de l'opération "Projet Copy Cat" en 2010, 839 sites internet ou noms de domaines ont été bloqués.

Cela inclut des sites comme louisvuittononlineoutletus.com ou tiffanyandcojewelrysale.net, destinés à faire croire aux consommateurs qu'ils achètent de vraies marchandises de marque Louis Vuitton ou Tiffany. Au lieu de cela, la plupart des articles sont des contrefaçons provenant de Chine.

A cet égard, John Morton a souligné que la coopération avec les autorités chinoises était "inégale, mais les choses s'améliorent".

Les sites bloqués, tous basés aux Etats-Unis, ont vu leurs pages d'accueil remplacées par des images des ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure.

Les propriétaires des sites visés ont toutefois la possibilité de contester la sanction devant la justice s'ils prouvent que tous les produits qu'ils vendaient sont de vrais produits de marque.

"Le plus souvent cela n'arrive pas: ces gens créent de nouveaux sites et nous devons de nouveau tenter de les débusquer", a déclaré Justin Cole, porte-parole du service des douanes.

Sur les 769 sites saisis précédemment, 229 ont à présent été confisqués par le gouvernement américain.

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