Choix de navigateur : Microsoft sera sanctionné

Le logo Windows Le logo Windows[ROBYN BECK / AFP]

Microsoft n'échappera pas à des sanctions de la Commission européenne, qui lui reproche de ne pas avoir respecté ses engagements envers Bruxelles en matière de choix de navigateur, a indiqué lundi le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, dans un entretien à l'AFP.

Interrogé pour savoir si une sanction dans ce cas était inévitable, M. Almunia a répondu "oui", tout en ne se prononçant pas sur la lourdeur de la sanction. La Commission peut imposer des amendes allant jusqu'à 10% du chiffre d'affaire de l'entreprise.

Bruxelles a ouvert le 17 juillet une enquête visant Microsoft pour non-respect de ses engagements en matière de choix de navigateur internet.

Le géant américain s'était vu infliger en 2008 une amende de 899 millions d'euros, réduite par la suite à 860 millions, pour avoir abusé de sa position dominante. Bruxelles l'accusait de biaiser la concurrence entre navigateurs en incorporant systématiquement son propre navigateur, Internet Explorer, à son système d'exploitation Windows.

Microsoft avait ensuite pris des engagements, rendus contraignants par la Commission, pour faire en sorte que les utilisateurs européens de Windows voient apparaître sur leur ordinateur un "écran de choix" leur proposant de choisir dans une liste de navigateurs à télécharger.

Or, cet écran de choix n'a pas été proposée aux utilisateurs de Windows 7 SP1, lancé en février 2011. Microsoft a immédiatement reconnu une "erreur", promis d'y remédier immédiatement et présenté des excuses.

"C'est plus facile d'avancer dans nos investigations si l'entreprise qui a commis une infraction aux règles de la concurrence le reconnaît", a noté M. Almunia, disant avoir remercié le patron de Microsoft, Steve Ballmer, d'avoir reconnu l'infraction.

"Mais l'infraction est là, elle a été présente pendant plus d'un an et c'est évident qu'il nous faut réagir", a-t-il fait valoir.

"Ce n'est pas seulement la distorsion de la concurrence pendant cette période qui nous préoccupe, mais c'est très grave de mon point de vue de ne pas appliquer les engagements contraignants qui avaient été inclus dans la décision sur Microsoft", a ajouté M. Almunia, disant avoir l'intention de "réagir de façon très ferme".

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