La justice brésilienne s'attaque au vidéos diffusées sur YouTube

Le logo de Google [Thos Robinson / Getty Images/AFP/Archives] Le logo de Google [Thos Robinson / Getty Images/AFP/Archives]

Google a annoncé avoir bloqué au Brésil jeudi soir, suivant en cela l'ordre d'un tribunal local, une vidéo jugée calomnieuse pour un candidat aux élections municipales d'octobre.

"Nous n'avons pas le choix, nous devons bloquer cette vidéo au Brésil", a déclaré le président de Google Brésil, Fabio José Silva Coelho. Celui-ci avait été brièvement arrêté mercredi à Sao Paulo pour "désobéissance" puisque Google n'avait pas bloqué la vidéo en dépit de l'ordre du tribunal.

"Nous sommes profondément déçus de n'avoir jamais eu vraiment une chance de faire comprendre à la cour que ce genre de vidéo entre dans le cadre de la liberté d'expression et devrait rester visible", a-t-il ajouté.

La justice avait jugé que la vidéo, visible sur YouTube, détenu par Google, contenait des "calomnies, injures et diffamations" contre Alcides Bernal, candidat à la mairie de Campo Grande, la capitale de l'Etat dans le cadre des municipales d'octobre au Brésil.

Google et le réseau social Facebook sont confrontés à d'autres démêlés judiciaires au Brésil.

Mardi, un tribunal de l'Etat brésilien de Sao Paulo avait ordonné à Google de retirer de YouTube une vidéo contenant des scènes du film "L'innocence des musulmans", qui a provoqué des protestations massives ayant fait plusieurs morts dans des pays musulmans.

YouTube a 10 jours pour se conformer à la décision "sous peine d'une amende de 10.000 reales (environ 4.950 dollars) par jour".

Il y a dix jours, un juge électoral de l'Etat de Paraiba (nord-est) avait quant à lui demandé l'arrestation du directeur de Google au Brésil, Edmundo Balthazar, pour ne pas avoir retiré de Youtube une vidéo qui traitait un candidat "d'idiot". Google avait fait appel et la justice avait estimé que M. Balthazar ne pouvait pas être tenu pour responsable du contenu de la vidéo. L'ordre d'incarcération avait été suspendu.

En août, la justice électorale de Santa Catarina (sud) avait exigé la supension de Facebook pendant 24 h au Brésil après son refus de supprimer une page qui insultait un candidat à la réélection dans le cadre des municipales.

Facebook a fini par passer un accord avec la justice pour échapper à l'amende de 25.000 dollars par jour pour non-respect de la sentence.

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