WikiLeaks est "plus fort qu'il y a deux ans", assure Julian Assange

Des étudiants de la faculté de psychologie de Montevideo écoute une video-conférence du fondateur australien de Wikileaks, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, le 15 mai 2013 [Miguel Rojo / AFP] Des étudiants de la faculté de psychologie de Montevideo écoute une video-conférence du fondateur australien de Wikileaks, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, le 15 mai 2013 [Miguel Rojo / AFP]

Le site internet WikiLeaks est "plus fort aujourd'hui qu'il y a deux ans" et a réussi à résister à l'embargo bancaire décrété par les Etats-Unis grâce au soutien international, a assuré mercredi soir son fondateur, l'Australien Julian Assange, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres.

"Bien que nous ayons lutté pendant trois ans contre ce blocus bancaire, et cela a été très difficile (...), l'organisation est plus forte aujourd'hui que qu'elle ne l'était il y a deux ans", a déclaré M. Assange au cours d'une vidéo-conférence retransmise à Montevideo.

La discussion se déroulait avec une centaine de personnes réunies pour évoquer son dernier livre, "Menace sur nos libertés".

"Les gens commencent à comprendre que nous avons souffert, maintenant nous avons l'appui très fort de la majeure partie de l'Amérique latine, les tribunaux européens louent peu à peu nos efforts, nous sommes en train de dépasser ce blocus bancaire", a-t-il ajouté.

Les principaux organismes de cartes bancaires mondiaux (Visa et MasterCard) empêchent les dons au site WikiLeaks, accusé par les Etats-Unis de nuire à leur sécurité après la publication de centaines de milliers de câbles diplomatiques.

Le cyber-militant australien s'est réfugié en juin 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres afin d'échapper à une extradition vers la Suède pour une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés, dans laquelle il clame son innocence.

L'Equateur lui a accordé l'asile politique, mais Londres entend appliquer le mandat d'arrêt suédois.

Julian Assange affirme que s'il est envoyé en Suède, il risque à terme d'être extradé vers les Etats-Unis et d'y encourir la peine de mort ou la prison à vie.

"L'indépendance de l'Amérique latine a beaucoup progressé ces dernières années, c'était difficile d'imaginer qu'un pays de taille moyenne en Amérique latine il y a 10 ans ait pu agir aussi correctement pour défendre les droits de l'Homme", a-t-il poursuivi, dans une allusion à l'Equateur.

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