Top 50 : Marc Toesca se souvient

Marc Toesca a présenté le Top 50 de 1984 à 1991. [(c) France Bleu ]

Hit-parade emblématique du PAF, le «Top 50» fête ses 30 ans. Alors qu’M6 lui consacre ce soir un programme spécial et qu’un album Les enfants du Top 50 vient de sortir, l’ex-animateur de l’émission sur Canal+ – de 1984 à 1991 – Marc Toesca, célèbre pour son «Salut les p’tits clous» emblématique, avoue n’éprouver aucune nostalgie pour cette période. Celui qui présente le Top des tubes sur France Bleu en garde un souvenir tendre.

 

Trente ans plus tard, quel regard portez-vous sur le «Top 50» ?

Je n’éprouve aucune nostalgie, mais plutôt de la tendresse. Je suis fier d’avoir animé le premier classement officiel des ventes de singles en France. Cela représentait la programmation des radios FM et des radios libres, bien loin de celle des chaînes institutionnalisées.

 

Comment vous êtes-vous retrouvé à la présentation de ce hit parade ?

Je travaillais déjà pour Canal +. Pierre Lescure m’a parlé de ce projet d’émission. Au début, j’étais prudent car, selon moi, les classements étaient une histoire de combines entre les maisons de disques. Puis, j’ai accepté car c’était révolutionnaire. Nous allions bousculer le système. C'était mon côté punk!

 

Qu’écoutiez-vous à l’époque ?

J’arrivais plutôt du rock mais je restais attentif à ce qui se faisait en France. J’adorais, par exemple, le groupe Telephone ou Daniel Balavoine.

 

Quel est votre meilleur souvenir ?

Il y a eu le premier numéro de l’histoire du Top 50 avec le duo Peter & Sloane et son « Besoin de rien, envie de toi ». Ils sont restés dix semaines numéro un et ont vendu plus de 2 millions de 45 tours en France. C’était surprenant de diffuser ce genre de musique sur une chaîne créée par des anciens enfants du rock. Le Top 50 réunissait tous les styles. Il y avait une grande variété d’artistes avec la présence de Prince, David Bowie ou Duran Duran.

 

L’émission a largement popularisé les clips…

A l’époque, le clip était une exigence. Il passait à une heure de grande écoute dans une émission largement diffusée. On a incité les producteurs français à faire des vidéos. Aujourd’hui, les clips sont souvent réalisés à la va-vite et diffusés, tôt ou tard, sur des chaînes peu regardées. Ce n’est plus une priorité. 

 

Pourquoi avez-vous arrêté en 1991 ?

J’avais plus de trente ans et je me sentais trop vieux pour animer cette émission. L’année 1990-1991 a été une année charnière. La musique était moins variée, plus uniformisée. On a perdu le sens de la chanson.

 

Les hits ont-ils encore un intérêt ? 

C’est devenu très difficile d’établir un classement et de connaître la chanson la plus populaire du moment. Les habitudes d’écoute ont bien changé avec l’apparition du streaming sur Internet et de sites comme YouTube. Il n’y a plus cette communion autour de la musique. 

 

 

M6 fête les 30 ans du Top 50, M6, 20h50. Top des tubes, lundi à vendredi, 19h50, France Bleu.

À suivre aussi

champignons Diapo : Les 10 champignons les plus recherchés
food Les meilleures pizzas de Paris
Cinéma Le Top 5 des meilleurs films de boxe

Ailleurs sur le web

Derniers articles