Philippe Labro : "Mon film est une oeuvre générationelle"

Fabrice Luchini fait ses premiers pas d'acteurs dans le premier film de Philippe Labro.[©Madeleine FilmsMarianne ProdParc Film]

Réalisé en 1969, "Tout peut arriver" narre le périple d’un jeune journaliste dans la France post-soixante-huitarde. Le cinéaste, Philippe Labro, revient sur son premier film, pop et moderne.

 

Philippe Marlot est un journaliste voyageur comme vous. Il y a-t-il une part de Labro dans ce héros ?

C’est en partie autobiographique. Jeune journaliste, j’ai beaucoup bourlingué dans le monde pour France Soir. J’avais même l’impression de mieux connaître les pays étrangers que la France. C’est ainsi que m’est venu l’idée d’un journaliste qui redécouvre l’Hexagone en auto-stop. Je voulais témoigner de cette époque, tout en la mêlant à la fiction. C’est un film générationnel.

 

Quelles étaient vos influences ?

Ma principale source, c’était cette époque post-soixante huitarde. Une société pop et fertile, qui venait juste de sortir d’une crise semi-révolutionnaire. Pour le côté thriller des aventures de Marlot, je me suis également beaucoup inspiré du roman noir américain, à l’instar de Raymond Chandler.

 

Tout peut arriver révèle un jeune acteur… Fabrice Luchini.

Je l’ai rencontré lors de repérages dans des drugstores de province où se retrouvaient les jeunes pour danser. J’ai flairé très vite un potentiel de grand comédien chez lui. Il avait une verve et un talent naturel pour le délire.

 

Tout peut arriver, D8, ce soir, 23h45.

 

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