Arte : toutes des Riot grrrls !

Le mouvement des Riot grrrls est né à Olympia, petite bourgade tranquille que la fac Evergreen[Point du jour]

Elles ont dynamité la scène musicale tenue par les mecs les Riot Grrrls, de jeunes américaines à l’aube des années 90 ont appelé à l’émeute, se révoltant contre la société qui prétendait que le féminisme faisait partie du passé. 

 

Le mouvement est né à Olympia, petite bourgade tranquille que la fac Evergreen, un repaire d’activistes et de féministes va sortir de sa léthargie dès le milieu des années 80. Hasard ou coïncidence, Olympia se situe alors à quelques kilomètres de celle qui allait devenir la capitale du grunge, Seattle. Pour répondre à ce rock un peu salace et sexiste, des femmes vont prendre le micro, chanter le viol, l’inceste et appeler les filles à unir leurs forces. 

Quand les deux groupes phares, Bikini Kill et Bratmobile, décident de débarquer à Washington, le timing est parfait. L’heure est à la grogne, aux manifs spectaculaires d’Act Up, de Greenpeace. Emeutes raciales, et anti-guerre du Golfe... La scène musicale est plus politisée que jamais et les accueille à bras ouverts. Branche musicale du féminisme, les Riot Grrrls entament dès lors leur entrée dans les chambres des ados avec un rock énervé, décomplexé, qui se fiche des apparences, mais aussi avec des fanzines bricolés. «Rebel Girl» qui sera repris des années plus tard par Gossip devient leur hymne, toutes les filles peuvent être une Riot Grrrl... Un documentaire retrace cette électrisante et passionnante épopée.
 

Riot Grrrl, Arte, samedi 7 mars à 22h20.

 

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