US Open : le rêve américain de Tsonga

L'US Open est le seul tournoi du Grand Chelem où Jo-Wilfried Tsonga n'a jamais atteint les demi-finales.[KENA BETANCUR / AFP]

Jo-Wilfried Tsonga, auteur d’une saison en demi-teinte, effectue un bon début d’US Open. Qualifié sans trembler pour le 3e tour, où il affrontera vendredi l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky (60e mondial), le Manceau peut prétendre aller loin dans le dernier Grand Chelem de la saison.

 

Ce n’est pas lui faire injure de dire que Jo-Wilfried Tsonga ne connaît pas la meilleure saison de sa carrière. Il suffit de jeter un œil au classement ATP, où il ne pointe qu’au 18e rang, pour s’en laisser convaincre. Le résultat d’une année sans véritable coups d’éclats, si ce n’est sa demi-finale à Roland-Garros en juin dernier. Là est d’ailleurs la grande force du Manceau : être capable de répondre présent lors des grands rendez-vous, alors que personne ne l’attend. Et il est en train de refaire le coup à l’US Open. Il a atteint le 3e tour du dernier Grand Chelem de la saison, où il retrouvera vendredi l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky (60e mondial), toute en maitrise et en sérénité.

Sa tournée américaine n’incitait pourtant pas à l’optimisme. Car, s’il s’était hissé jusqu’en quarts de finale au Masters de Montréal, «Jo» avait connu deux désillusions à Cincinnati puis à Winston Salem. Dans l’Ohio, où il s’est rarement montré à son aise, il a chuté dès le 1er tour, battu par l’Espagnol Fernando Verdasco. "A chaque fois ici, je n’ai pas de sensations, à chaque fois que je touche la balle, je ne contrôle pas ce que je fais, regrettait-il à l’issue de son élimination. Alors que partout ailleurs, les sensations sont au rendez-vous." Ce n’était pourtant pas le cas en Caroline du nord. Le Français n’y a pas fait de vieux os, après avoir été sorti par le modeste américain Steve Johnson en 8e de finale.

 

Un début de tournoi proche de la perfection

Mais il fallait plus apparemment pour faire douter un Jo-Wilfried Tsonga apparu comme un mort de faim sur les courts de Flushing Meadows. Il a tout d’abord expédié le vétéran finlandais Jarkko Nieminen avant de balayer l’Espagnol Marcel Granollers sans lâcher le moindre set, ni concéder la moindre balle de break. "Je suis agressif dans le jeu. Je me régale, je ne peux pas rêver mieux", s’est-il réjoui. Un début de tournoi proche de la perfection qu’il va tenter de poursuivre. Et ce n’est pas Stakhovsky qui devrait lui causer trop soucis pour l’avoir toujours dominé en quatre confrontations.

 

 

En cas de nouveau succès, Tsonga retrouverait le stade des 8es de finale, qu’il a déjà connu à trois reprises par le passé (2009, 2011 et 2014). Mais le n°4 français peut voir plus loin. Car avec un potentiel rendez-vous en 8es avec son compatriote Benoît Paire - autre belle surprise française à New York et opposé aujourd’hui à Tommy Robredo - et un affrontement éventuel en quarts face à Marin Cilic ou David Ferrer, loin d’afficher un état de forme étincelant ces dernières semaines, tous les espoirs sont permis. A commencer donc par celui de s’immiscer dans le dernier carré, où il a déjà mis les pieds à l’Open d’Australie, à Roland-Garros et à Wimbledon, mais jamais à l’US Open.

 

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